giovedì 9 gennaio 2020

Vaticano
Sala stampa della Santa Sede
Traduzione in lingua francese 
Excellences, Mesdames et Messieurs, 
une nouvelle année s’ouvre devant nous et, comme les pleurs d’un enfant à peine né, elle nous invite à la joie et à assumer une attitude d’espérance. Je voudrais que ce mot – espérance –, qui pour les chrétiens est une vertu fondamentale, anime le regard avec lequel nous entrons dans la période qui nous attend. Certes, espérer exige du réalisme. Espérer exige la prise de conscience des nombreuses questions qui touchent notre époque et des défis qui se profilent à l’horizon. Espérer exige qu’on appelle les problèmes par leur nom et qu’on ait le courage de les affronter. Espérer exige de ne pas oublier que la communauté humaine porte les signes et les blessures des guerres qui se sont succédées dans le temps, avec une capacité destructive croissante, et ne cessent de frapper spécialement les plus pauvres et les plus faibles[1].
Malheureusement, l’année nouvelle ne semble pas être semée de signes encourageants, mais plutôt s’envenimer par des tensions et des violences. C’est justement à la lumière de ces circonstances que nous ne pouvons pas cesser d’espérer. Espérer exige du courage. Espérer exige la prise de conscience que le mal, la souffrance et la mort ne prévaudront pas et que même les questions les plus complexes peuvent et doivent être affrontées et résolues. L’espérance « est la vertu qui nous met en chemin, qui nous donne des ailes pour aller de l’avant, même quand les obstacles semblent insurmontables »[2]. Dans cet esprit, je vous accueille aujourd’hui, chers Ambassadeurs, afin de vous présenter mes voeux pour la nouvelle année. Je remercie de façon particulière le Doyen du Corps Diplomatique, S.E. Monsieur George Poulides, Ambassadeur de Chypre, pour les paroles cordiales qu’il m’a adressées en votre nom à tous et je vous suis reconnaissant pour votre présence, si nombreuse et significative, ainsi que pour l’engagement que vous dédiez quotidiennement à consolider les relations qui lient le Saint-Siège à Vos Pays et Organisations internationales au service de la coexistence pacifique entre les peuples. La paix et le développement humain intégral sont, en effet, l’objectif principal du Saint- Siège dans le domaine de son engagement diplomatique. Vers eux sont orientés les efforts de la Secrétairerie d’Etat et des Dicastères de la Curie Romaine, comme aussi ceux des Représentations Pontificales que je remercie pour le dévouement avec lequel elles accomplissent la double mission qui leur est confiée de représenter le Pape, aussi bien auprès des Eglises locales qu’auprès de vos Gouvernements. Dans cette perspective s’inscrivent également les Accords à caractère général, signés ou ratifiés au cours de l’année qui vient de s’achever, avec la République du Congo, la République Centrafricaine, le Burkina Faso et l’Angola, comme aussi l’Accord entre le Saint-Siège et la République Italienne pour l’application de la Convention de Lisbonne sur la reconnaissance des diplômes de l’enseignement supérieur en Europe. De même, les Voyages Apostoliques, en plus d’être une voie privilégiée à travers laquelle le Successeur de l’Apôtre Pierre confirme ses frères dans la foi, sont une occasion pour favoriser le dialogue au niveau politique et religieux. En 2019, j’ai eu l’occasion de visiter diverses réalités significatives. Je voudrais parcourir avec vous les étapes que j’ai accomplies, en saisissant l’opportunité pour avoir un regard plus large sur certaines questions problématiques de notre temps. Au début de l’année dernière, à l’occasion des 36ème Journées Mondiales de la Jeunesse, j’ai rencontré à Panama des jeunes provenant des cinq continents, pleins de rêves et d’espérances, réunis là, pour prier et raviver le désir et l’engagement de créer un monde plus humain[3]. C’est toujours une joie et une grande chance de pouvoir rencontrer les jeunes. Ils sont l’avenir et l’espérance de nos sociétés. Cependant, c’est tristement reconnu, un certain nombre d’adultes, y compris certains membres du clergé, se sont rendus coupables de délits très graves contre la dignité des jeunes, des enfants et des adolescents, en en violant l’innocence et l’intimité. Il s’agit de crimes qui offensent Dieu, causent des dommages physiques, psychologiques et spirituels aux victimes et portent atteinte à la vie des communautés entières[4]. Dans le prolongement de la rencontre avec les épiscopats du monde entier que j’ai convoqués au Vatican en février dernier, le Saint-Siège renouvelle son engagement pour que la lumière soit faite sur les abus commis et que la protection des mineurs soit assurée, à travers un large éventail de normes permettant de faire face à de tels cas dans le domaine du droit canonique et à travers la collaboration avec les autorités civiles, au niveau local et international. Devant des blessures si graves, il apparaît toutefois encore plus urgent que les adultes ne renoncent pas au devoir d’éducation qui leur revient, mieux encore, qu’ils assument cet engagement avec un zèle plus grand afin de conduire les jeunes à la maturité spirituelle, humaine et sociale. Pour cette raison, je souhaite promouvoir un évènement mondial le 14 mai prochain qui aura pour thème : Reconstruire le pacte éducatif mondial. Il s’agit d’une rencontre visant à « raviver l’engagement pour et avec les jeunes générations, en renouvelant la passion d’une éducation plus ouverte et plus inclusive, capable d’écoute patiente, de dialogue constructif et de compréhension mutuelle. Il est plus que jamais nécessaire d’unir nos efforts dans une vaste alliance éducative pour former des personnes mûres, capables de surmonter les morcellements et les oppositions, et de recoudre le tissu des relations en vue d’une humanité plus fraternelle »[5]. Tout changement, comme le changement d’époque que nous traversons, demande un cheminement éducatif, la constitution d’un village de l’éducation[6], créant un réseau de relations humaines et ouvertes. Ce village doit mettre au centre la personne, favoriser la créativité et la responsabilité pour une planification de longue durée et former des personnes disponibles à se mettre au service de la communauté. Il faut donc un concept d’éducation qui embrasse la vaste gamme d’expériences de vie et de processus d’apprentissage et permettent aux jeunes, individuellement et collectivement, de développer leur personnalité. L’éducation ne s’arrête pas dans les salles de classe des écoles ou des Universités, mais elle est assurée principalement en respectant et en renforçant le droit primaire de la famille à éduquer, et le droit des Eglises et des groupements sociaux à soutenir et à collaborer avec les familles dans l’éducation des enfants. Eduquer exige d’entrer dans un dialogue sincère et loyal avec les jeunes. Ce sont d’abord eux qui doivent nous rappeler l’urgence de cette solidarité intergénérationnelle, qui a malheureusement échoué ces dernières années. En fait, il y a une tendance, dans de nombreuses régions du monde, à se renfermer sur soi, à protéger ses droits et les privilèges acquis ; à concevoir le monde à l’intérieur d’un horizon limité qui traite avec indifférence les personnes âgées et surtout n’offre plus d’espace à la vie naissante. Le vieillissement général d’une partie de la population mondiale, spécialement en Occident, en est une triste et emblématique représentation. Même si d’une part, nous ne devons pas oublier que les jeunes attendent la parole et l’exemple des adultes, en même temps nous devons avoir bien présent à l’esprit qu’ils ont beaucoup à offrir avec leur enthousiasme, leur engagement et leur soif de vérité, à travers laquelle ils nous rappellent constamment le fait que l’espérance n’est pas une utopie et la paix un bien toujours possible. Nous l’avons vu dans la manière dont beaucoup de jeunes s’engagent pour sensibiliser les leaders politiques sur la question des changements climatiques. La préservation de notre maison commune doit être une préoccupation de tous et non l’objet d’oppositions idéologiques entre les différentes visions de la réalité, et encore moins entre les générations, puisqu’ « au contact de la nature – comme le rappelait Benoît XVI -, la personne retrouve sa juste dimension, elle redécouvre qu’elle est une créature, petite mais dans le même temps unique, en mesure “d’accueillir Dieu” car intérieurement ouverte à l’infini »[7]. La protection du lieu qui nous a été donné par le Créateur pour vivre ne peut donc pas être négligée, ni se réduire à une problématique élitiste. Les jeunes nous disent qu’il ne peut en être ainsi, puisqu’il existe un défi urgent, à tous les niveaux, de protéger notre maison commune et « d’unir toute la famille humaine dans la recherche d’un développement durable et intégral »[8]. Ils nous rappellent à l’urgence d’une conversion écologique, qui « doit être comprise de manière intégrale, comme une transformation des relations que nous entretenons avec nos soeurs et nos frères, avec les autres êtres vivants, avec la création dans sa très riche variété, avec le Créateur qui est l’origine de toute vie »[9]. Malheureusement, l’urgence de cette conversion écologique semble ne pas être acquise dans la politique internationale, dont la réponse aux problématiques posées par des questions globales comme celle des changements climatiques est encore très faible et source de forte préoccupation. La 25ème Session de la Conférence des Parties de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP25), qui s’est déroulée à Madrid en décembre dernier, représente une sérieuse sonnette d’alarme concernant la volonté de la Communauté internationale d’affronter avec sagesse et efficacité le phénomène du réchauffement global, qui demande une réponse collective capable de faire prévaloir le bien commun sur les intérêts particuliers. Ces considérations rappellent à notre attention l’Amérique Latine, en particulier l’Assemblée Spéciale du Synode des Evêques pour la région de l’Amazonie, qui s’est déroulée au Vatican au mois d’octobre dernier. Le Synode a été un évènement essentiellement ecclésial, mû par la volonté de se mettre à l’écoute des espérances et des défis de l’Eglise en Amazonie et d’ouvrir de nouveaux chemins à l’annonce de l’Evangile au Peuple de Dieu, spécialement aux populations indigènes. Cependant, l’Assemblée synodale ne pouvait pas s’abstenir d’aborder également d’autres questions, à commencer par l’écologie intégrale, qui concernent la vie même de cette région, si vaste et importante pour le monde entier, puisque « la forêt amazonienne est un “coeur biologique” pour cette terre de plus en plus menacée »[10]. En plus de la situation dans la région amazonienne, la multiplication des crises politiques dans un nombre croissant de pays du continent américain suscite la préoccupation, avec des tensions et des formes insolites de violences qui aggravent les conflits sociaux et génèrent de graves conséquences socio-économiques et humanitaires. Les polarisations toujours plus fortes n’aident pas à résoudre les problèmes vrais et urgents des citoyens, surtout des plus pauvres et des plus vulnérables, et encore moins la violence qui ne peut en aucun cas être adoptée pour affronter les questions politiques et sociales. Devant cette assemblée, je veux rappeler en particulier le Venezuela, afin que l’engagement à chercher des solutions ne faiblisse pas. En général, les conflits dans la région américaine, bien qu’ayant des racines diverses, ont en commun les profondes inégalités, les injustices et la corruption endémique, ainsi que les diverses formes de pauvreté, qui sont une offense à la dignité des personnes. Il faut donc que les leaders politiques s’efforcent de rétablir urgemment une culture du dialogue pour le bien commun et pour renforcer les institutions démocratiques et promouvoir le respect de l’état de droit, afin de prévenir des dérives anti-démocratiques, populistes et extrémistes. Dans mon second voyage en 2019, je me suis rendu aux Emirats Arabes Unis, première visite d’un Successeur de Pierre dans la Péninsule arabique. A Abou Dabi, j’ai signé avec le Grand Imam de Al-Azhar Ahmad al-Tayyib, le Document sur la Fraternité Humaine pour la Paix Mondiale et la coexistence commune. Il s’agit d’un texte important visant à favoriser la compréhension mutuelle entre chrétiens et musulmans et la coexistence dans des sociétés toujours plus multi-ethniques et multi-culturelles, parce que, condamner fermement l’utilisation du « nom de Dieu pour justifier des actes d’homicide, d’exil, de terrorisme et d’oppression »[11], rappelle l’importance du concept de citoyenneté, qui « se base sur l’égalité des droits et des devoirs à l’ombre de laquelle tous jouissent de la justice »[12]. Cela exige le respect de la liberté religieuse et l’engagement à renoncer à l’usage discriminatoire du terme “minorités”, qui porte avec lui les germes du sentiment d’isolement et d’infériorité et prépare le terrain aux hostilités et à la discorde, discriminant les citoyens à partir de l’appartenance religieuse[13]. A cet effet, il est particulièrement important de former les générations futures au dialogue interreligieux, comme voie royale pour la connaissance, la compréhension et le soutien réciproque entre les membres des diverses religions. Paix et espérance ont été aussi au centre de ma visite au Maroc où, avec sa Majesté le Roi Mohamad VI, j’ai signé un appel conjoint sur Jérusalem, « reconnaissant l’unicité et la sacralité de Jérusalem / Al Qods Acharif et ayant à coeur sa signification spirituelle et sa vocation particulière de Ville de la Paix »[14]. De Jérusalem, Ville chère aux fidèles des trois religions monothéistes, appelée à être un lieu symbole de rencontre et de coexistence pacifique, où se cultive le respect réciproque et le dialogue[15], ma pensée ne peut que s’étendre à toute la Terre Sainte, pour rappeler l’urgence à ce que toute la communauté internationale, avec courage et sincérité et dans le respect du droit international, reconfirme son plein soutien au processus de paix israélo-palestinien. Un engagement plus assidu et efficace de la part de la Communauté internationale est plus que jamais urgent aussi dans d’autres régions méditerranéennes et du Moyen Orient. Je me réfère surtout à la chape de silence qui risque de recouvrir la guerre qui a dévasté la Syrie au cours de cette décennie. Il est particulièrement urgent de trouver des solutions adéquates et clairvoyantes qui permettent au cher peuple syrien, épuisé par la guerre, de retrouver la paix et d’entamer la construction du pays. Le Saint-Siège accueille favorablement toute initiative visant à poser les bases en vue de la résolution du conflit et exprime, une fois encore sa gratitude à la Jordanie et au Liban pour avoir accueilli et pris en charge, avec de nombreux sacrifices, des milliers de réfugiés syriens. Malheureusement, en plus des fatigues causées par l’accueil, d’autres facteurs d’incertitude économique et politique, au Liban et dans d’autres Etats, sont en train de provoquer des tensions au sein de la population, mettant ultérieurement à risque, la fragile stabilité du Moyen Orient. Les signes qui parviennent de toute la région sont particulièrement préoccupants, suite à l’élévation de la tension entre l’Iran et les Etats Unis, et qui risquent surtout de mettre à dure épreuve le lent processus de reconstruction de l’Iraq, et aussi de créer les bases d’un conflit à plus grande échelle que nous voudrions tous pouvoir empêcher. Je renouvelle donc mon appel pour que les parties intéressées évitent un durcissement de la confrontation et maintiennent « allumée la flamme du dialogue et de l’autocontrôle »[16] dans le plein respect du droit international. Ma pensée va aussi au Yémen, qui vit une des plus graves crises humanitaires de l’histoire récente, dans un climat d’indifférence générale de la part de la Communauté internationale, et à la Lybie qui, depuis plusieurs années, vit une situation conflictuelle aggravée par des attaques de groupes extrémistes et par une augmentation des violences ces derniers jours. Un tel contexte est un terrain fertile pour cette plaie de l’exploitation et du trafic d’êtres humains, alimenté par des personnes sans scrupules qui exploitent la pauvreté et la souffrance de ceux qui fuient les situations de conflits ou de pauvreté extrême. Parmi eux, nombreux sont la proie de vraies mafias qui les détiennent dans des conditions inhumaines et dégradantes et en font des objets de tortures, de violences sexuelles, d’extorsions. En général, il convient de relever que dans le monde, il existe plusieurs milliers de personnes – avec de légitimes demandes d’asile, de besoins humanitaires et de protection vérifiables -, qui ne sont pas adéquatement identifiées. Un grand nombre d’entre eux risquent leur vie dans des voyages périlleux par voie de terre et surtout par voie de mer. Avec douleur, on continue de constater combien la Mer Méditerranée reste un grand cimetière[17]. Il est donc plus urgent, que tous les Etats prennent sur eux la responsabilité de trouver des solutions durables. Pour sa part, le Saint-Siège regarde avec une grande espérance les efforts accomplis par de nombreux pays pour partager le poids de la réinsertion et fournir aux personnes déplacées, en particulier en raison des urgences humanitaires, un endroit sûr pour vivre, une éducation, ainsi que la possibilité de travailler et de se retrouver avec leurs familles. Chers Ambassadeurs, Durant les voyages de l’année dernière, j’ai eu l’occasion de toucher aussi trois pays de l’Europe orientale, en rejoignant d’abord la Bulgarie et la Macédoine du Nord et, dans un second temps, la Roumanie. Il s’agit de trois pays différents, réunis cependant pour avoir été, durant des siècles, des ponts entre l’Orient et l’Occident, et un carrefour de cultures, d’ethnies et de civilisations diverses. En les visitant, j’ai pu expérimenter, une fois encore, combien le dialogue et la culture de la rencontre sont importants pour construire des sociétés pacifiques, dans lesquelles chacun puisse exprimer librement sa propre appartenance ethnique et religieuse. En restant dans le contexte européen, je voudrais rappeler l’importance de soutenir le dialogue et le respect du droit international pour résoudre les « conflits gelés » qui persistent sur le continent - pour certains, depuis des décennies - et qui exigent une solution, à commencer par les situations relatives aux Balkans occidentaux et au Caucase méridional, en particulier la Géorgie. Devant cette assemblée je voudrais, de plus, exprimer l’encouragement du Saint-Siège aux pourparlers sur la réunification de Chypre, qui renforcerait la coopération régionale en favorisant la stabilité de toute la région méditerranéenne, ainsi que sa reconnaissance pour les tentatives visant à résoudre le conflit dans la partie orientale de l’Ukraine et mettre fin à la souffrance de la population. Le dialogue – et non les armes – est l’instrument essentiel pour résoudre les querelles. A ce propos, je désire, devant cette assemblée, mentionner la contribution offerte, par exemple, en Ukraine par l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE), spécialement en cette année du 45° anniversaire de l’Acte final de Helsinki, qui a clôturé la Conférence sur la Sécurité et sur la Coopération en Europe (CSCE), initiée en 1973 pour favoriser l’apaisement et la collaboration entre les pays d’Europe occidentale et d’Europe de l’Est, quand le continent était encore divisé par le rideau de fer. C’était une étape importante d’un processus initié sur les décombres de la Seconde Guerre Mondiale et qui a vu dans le consensus et le dialogue un instrument essentiel pour résoudre les querelles. Depuis 1949, en Europe occidentale, avec la création du Conseil de l’Europe et l’adoption de la Convention européenne des droits de l’homme qui a suivi, ont été jetées les bases du processus d’intégration européenne, qui trouvèrent dans la Déclaration du 9 mai 1950 du Ministre français des Affaires étrangères de l’époque, Robert Schuman, un pilier fondamental. Schuman affirme que « la paix ne pourra être préservée que par des efforts créatifs, proportionnels aux dangers qui la menacent ». Chez les Pères fondateurs de l’Europe moderne, il y avait la conscience que le continent ne pouvait se remettre du déchirement de la guerre et des nouvelles divisions qui apparaissaient uniquement à travers un processus progressif d’échange d’idéaux et de ressources. Depuis les premières années, le Saint-Siège a regardé avec intérêt le projet européen, en célébrant le 50° anniversaire de la présence du Saint-Siège comme Observateur auprès du Conseil de l’Europe, de même que l’établissement des relations diplomatiques avec les Communautés européennes de l’époque. Il s’agit d’un intérêt qui entend souligner une idée de construction inclusive, animée d’un esprit participatif et solidaire, capable de faire de l’Europe un exemple d’accueil et d’équité sociale, sous le signe de ces valeurs communes qui en sont la base. Le projet européen continue d’être une garantie fondamentale de développement pour celui qui en fait partie depuis longtemps et une opportunité de paix, après de turbulents conflits et déchirures, pour ces pays qui souhaitent y participer. Que l’Europe ne perde donc pas le sens de la solidarité qui, des siècles durant, l’a caractérisée, même dans les moments plus difficiles de son histoire. Qu’elle ne perde pas cet esprit qui s’enracine, entre autre, dans la pietas romaine et dans la caritas chrétienne, qui décrivent bien l’âme des peuples européens. L’incendie de la Cathédrale Notre Dame à Paris a montré combien il est fragile et facile de détruire même ce qui semble solide. Les dégâts subis par un édifice, cher non seulement aux catholiques mais significatif pour toute la France et l’humanité tout entière, ont réveillé le thème des valeurs historiques et culturelles de l’Europe et des racines sur lesquelles elle se fonde. Dans un contexte dans lequel les valeurs de référence manquent, il devient plus facile de trouver des éléments de division que de cohésion. Le trentième anniversaire de la chute du Mur de Berlin nous a mis devant les yeux un des symboles les plus déchirants de la récente histoire du continent, nous rappelant combien il est facile d’ériger des barrières. Le Mur de Berlin demeure emblématique d’une culture de la division qui éloigne les personnes les unes des autres et ouvre la voie à l’extrémisme et à la violence. Nous le remarquons toujours plus dans le langage de haine largement diffusé sur internet et à travers les moyens de communication sociale. Face aux barrières de la haine, nous préférons les ponts de la réconciliation et de la solidarité, face à ce qui éloigne, nous préférons ce qui rapproche, conscients que « aucune paix ne [peut] se consolider (...) si, en même temps, les haines et les rancoeurs ne se calment pas au moyen d’une réconciliation fondée sur la charité réciproque »[18], comme écrivait il y a cent ans mon prédécesseur Benoît XV. Chers Ambassadeurs, J’ai pu voir des signes de paix et de réconciliation au cours de mon voyage en Afrique où la joie de ceux qui, ensemble, se sentent être un peuple et font face aux difficultés quotidiennes dans un esprit de partage est manifeste. J’ai fait l’expérience du caractère concret de l’espérance à travers de nombreux gestes encourageants, en commençant par les derniers progrès accomplis au Mozambique, avec la signature de l’Accord pour la cessation définitive des hostilités le 1er août dernier. A Madagascar j’ai pu constater qu’il est possible de construire la sécurité là où il y avait la précarité, de voir l’espérance là où il n’y avait que fatalité, de percevoir de la vie là où beaucoup annonçaient la mort et la destruction[19]. A cet effet, la famille et le sens de la communauté qui permettent d’établir la confiance indispensable à la base de tout rapport humain, sont essentiels. A l’Ile Maurice j’ai remarqué combien « les différentes religions, avec leurs identités propres, travaillent main dans la main pour contribuer à la paix sociale et rappeler la valeur transcendante de la vie contre toutes sortes de réductionnisme »[20]. J’ai confiance que l’enthousiasme que j’ai pu toucher du doigt au cours du voyage continue à se concrétiser par des gestes d’accueil et des projets capables de promouvoir la justice sociale, en évitant les dynamiques de repli sur soi. Elargissant le regard à d’autres parties du continent, il est douloureux, en revanche, de constater que continuent, en particulier au Burkina Faso, au Mali, au Niger et au Nigeria, des actes de violence contre des personnes innocentes, parmi lesquelles beaucoup de chrétiens persécutés et tués en raison de leur fidélité à l’Evangile. J’exhorte la Communauté internationale à soutenir les efforts que ces pays accomplissent dans la lutte pour vaincre la plaie du terrorisme qui ensanglante toujours plus des parties entières de l’Afrique, comme d’autres régions du monde. A la lumière de ces événements, il est nécessaire que des stratégies soient mises en oeuvre avec des interventions non seulement dans le domaine de la sécurité, mais aussi dans la réduction de la pauvreté, du développement et de l’assistance humanitaire, de la promotion du bon gouvernement et des droits civils, de l’amélioration du système de santé. Ce sont les piliers d’un vrai développement social. De la même manière, il faut encourager les initiatives qui promeuvent la fraternité entre toutes les expressions culturelles, ethniques et religieuses du territoire, spécialement dans la Corne de l’Afrique, au Cameroun, mais aussi en République Démocratique du Congo où, surtout dans les régions orientales du pays, des violences persistent. Les conflits et les urgences humanitaires, aggravées par les bouleversements climatiques, augmentent le nombre des personnes déplacées et se répercutent sur les personnes qui vivent déjà dans un état de grande pauvreté. Un grand nombre de pays pays touchés par ces situations manquent des structures adéquates permettant de subvenir aux besoins de tous ceux qui ont été déplacés. A cet égard, je voudrais ici souligner qu’il n’existe malheureusement pas encore de réponse internationale cohérente pour faire face au phénomène du déplacement interne, en grande partie parce que celui-ci n’a pas une définition internationale établie, puisqu’il se produit à l’intérieur des frontières nationales. Le résultat est que les personnes déplacées à l’intérieur ne reçoivent pas toujours la protection qu’elles méritent mais dépendent de la capacité à répondre et des politiques de l’Etat dans lequel elles se trouvent. Récemment le travail de l’United Nations High-Level Panel on Internal Displacement a été initié, j’espère qu’il pourra favoriser l’attention et le soutien mondial pour les personnes déplacées, en faisant des recommandations concrètes. Dans cette perspective, je regarde aussi le Soudan, avec le souhait que ses citoyens puissent vivre dans la paix et dans la prospérité et collaborer à la croissance démocratique et économique du pays ; la République Centrafricaine où, en février dernier a été signé un Accord global pour mettre fin à plus de cinq années de guerre civile ; le Sud Soudan que j’espère pouvoir visiter dans le cours de cette année et auquel j’ai dédié une journée de retraite en avril dernier avec la présence de responsables du pays et la précieuse contribution de l’Archevêque de Canterbury, Sa Grace Justin Welby, et de l’ex-Modérateur de l’Eglise presbytérienne d’Ecosse, le Révérend John Chalmers. J’ai confiance qu’avec l’aide de la Communauté internationale, ceux qui ont des responsabilités politiques poursuivent le dialogue pour mettre en oeuvre les accords établis. Le dernier voyage de l’année qui vient de s’achever a été en Asie orientale. En Thaïlande, j’ai pu constater l’harmonie apportée par les nombreux groupes ethniques qui constituent le pays, avec leurs diversité philosophique, culturelle et religieuse. Il s’agit d’un rappel important dans le contexte actuel de globalisation qui tend à aplatir les différences et les considérer d’abord en termes économico-financiers, avec le risque d’effacer les caractéristiques essentielles qui distinguent les différents peuples. Enfin, au Japon j’ai touché du doigt la souffrance et l’horreur que nous sommes capables de nous infliger en tant qu’êtres humains[21]. En écoutant les témoignages de quelques Hibakusha, les survivants aux bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki, il m’est apparu évident que l’on ne peut pas construire une véritable paix sur la menace d’un possible anéantissement total de l’humanité provoqué par les armes nucléaires. Les Hibakusha « maintiennent vivante la flamme de la conscience collective, témoignant aux générations successives l’horreur de ce qui est arrivé en août 1945 et les souffrances indicibles qui ont suivi jusqu’à aujourd’hui. Leur témoignage réveille et conserve de cette façon la mémoire des victimes afin que la conscience humaine devienne toujours plus forte face à toute volonté de domination et de destruction»[22], en particulier celle provoquée par les engins à si haut potentiel de destruction, comme les armes nucléaires. Celles-ci, non seulement favorisent un climat de peur, de méfiance et d’hostilité, mais aussi détruisent l’espérance. Leur utilisation est immorale, « un crime, non seulement contre l’homme et sa dignité, mais aussi contre toute possibilité d’avenir dans notre maison commune »[23]. Un monde « sans armes nucléaires est possible et nécessaire»[24], et il est temps que tous ceux qui ont des responsabilités politiques en deviennent pleinement conscients, puisque ce n’est pas la possession dissuasive de puissants moyens de destruction massive qui rend le monde plus sûr, mais plutôt le patient travail de toutes les personnes de bonne volonté qui se dévouent concrètement, chacune dans son domaine, pour édifier un monde de paix, de solidarité et de respect réciproque. 2020 offre une opportunité importante dans cette direction, puisque du 27 avril au 22 mai se tiendra à New York la Xème Conférence d’Examen du Traité de non-prolifération des armes nucléaires. Je souhaite vivement qu’à cette occasion la Communauté internationale réussisse à trouver un consensus final et proactif sur les manières d’actualiser cet instrument juridique international, qui se révèle être encore plus important en un moment comme celui-ci. Terminant la liste des lieux où je suis allé au cours de l’année qui vient de s’achever, je voudrais avoir une pensée particulière pour un pays que je n’ai pas visité, l’Australie, durement touché ces derniers mois par de longs incendies dont les effets ont atteint aussi d’autres régions de l’Océanie. Je veux assurer le peuple australien, en particulier les victimes et tous ceux qui vivent dans les régions touchées par les feux, de ma proximité et de ma prière. Excellences, Mesdames et Messieurs, Cette année, la Communauté internationale rappelle le 75ème anniversaire de la fondation des Nations Unies. Suite aux tragédies expérimentées lors des deux guerres mondiales, avec la Charte des Nations Unies, signée le 26 juin 1945, quarante-six pays ont donné vie à une nouvelle forme de collaboration multilatérale. Les quatre finalités de l’Organisation, définies à l’article 1 de la Charte, restent valides encore aujourd’hui et nous pouvons dire que l’engagement des Nations Unies, durant ces 75 ans a été, en grande partie, un succès, spécialement pour éviter une autre guerre mondiale. Les principes fondateurs de l’Organisation – le désir de la paix, la recherche de la justice, le respect de la dignité de la personne, la coopération humanitaire et l’assistance – expriment les justes aspirations de l’esprit humain et constituent les idéaux qui devraient sous-tendre les relations internationales. En cet anniversaire, nous voulons réaffirmer tout ce que la famille humaine doit faire pour le bien commun, le critère d’orientation de l’action morale et la perspective qui doit engager chaque pays à collaborer pour garantir l’existence et la sécurité dans la paix de tout autre Etat, dans un esprit d’égale dignité et d’effective solidarité, dans le domaine d’un système juridique fondé sur la justice et sur la recherche de compromis équitables[25]. Une telle action sera d’autant plus efficace que l’on cherchera à surmonter cette approche transversale, utilisée dans le langage et dans les actes des organes internationaux, qui vise à associer les droits fondamentaux à des situations contingentes, en oubliant qu’ils sont intrinsèquement fondés dans la nature même de l’être humain. Quand un clair ancrage objectif manque au vocabulaire des Organisations internationales, on risque de favoriser l’éloignement, et non le rapprochement, des membres de la Communauté internationale, avec la crise conséquente du système multilatéral, qui est malheureusement visible par tous. Dans ce contexte, il apparaît urgent de reprendre le chemin vers une réforme générale du système multilatéral, à partir du système onusien, qui le rende plus efficace, en prenant dûment en considération le contexte géopolitique actuel. Chers Ambassadeurs, arrivant à la conclusion de ces réflexions, je désire encore mentionner deux anniversaires qui auront lieu cette année, apparemment étrangers à notre rencontre d’aujourd’hui. Le premier est le 500e anniversaire de la mort de Raphaël, le grand artiste d’Urbino, décédé à Rome le 6 avril 1520. Nous devons à Raphaël un considérable patrimoine d’une inestimable beauté. De même que le génie de l’artiste sait composer harmonieusement des matières brutes et des sons différents en les rendant partie d’une unique oeuvre d’art, de même la diplomatie est appelée à harmoniser les particularités des divers peuples et Etats pour édifier un monde de justice et de paix, qui est le beau tableau que nous voudrions pouvoir admirer. Raphaël a été un fils important d’une époque, celle de la Renaissance, qui a enrichi l’humanité entière. Une époque, non exempte de difficultés, mais animée de confiance et d’espérance. A travers cet artiste éminent, je désire faire parvenir mes voeux cordiaux au Peuple italien, à qui je souhaite de redécouvrir cet esprit d’ouverture au futur qui a caractérisé la Renaissance et qui a rendu cette péninsule si belle et si riche en art, en histoire et en culture. Un des sujets préférés de la peinture de Raphaël était Marie. Il lui a dédié plusieurs toiles qui peuvent aujourd’hui être admirées dans divers musées du monde. L’Eglise catholique célèbre cette année le soixante-dixième anniversaire de la proclamation de l’Assomption de la Vierge Marie au Ciel. Avec le regard sur Marie, je désire adresser une pensée particulière à toutes les femmes, vingtcinq ans après la 4ème Conférence mondiale des Nations Unies sur la femme, qui s’est déroulée à Pékin en 1995, en souhaitant que, dans le monde entier, le rôle précieux des femmes dans la société soit toujours plus reconnu et que cesse toute forme d’injustice, d’inégalités et de violence à leur égard. « Toute violence faite à la femme est une profanation de Dieu »[26]. Exercer une violence contre une femme ou l’exploiter n’est pas un simple délit, c’est un crime qui détruit l’harmonie que Dieu a voulu donner au monde : l’harmonie la poésie et la beauté[27]. L’Assomption de Marie nous invite aussi à regarder au-delà, l’accomplissement de notre cheminement terrestre, au jour où la justice et la paix seront pleinement rétablies. Nous nous sentons ainsi encouragés, à travers la diplomatie, qui est notre tentative humaine, imparfaite mais aussi toujours précieuse, à travailler avec zèle pour anticiper les fruits de ce désir de paix, en sachant que le but est possible. Avec cet engagement, je renouvelle à chacun de vous, chers Ambassadeurs et distingués Invités ici réunis, et à chacun de vos Pays mon voeu cordial pour une nouvelle année pleine d’espérance et de bénédictions. Merci !
[1] Cf. Message pour la 23ème Journée Mondiale de la Paix, 8 décembre 2019, n. 1.
[2] Ibid.
[3] Cf. Rencontre avec les Autorités, avec le Corps Diplomatique et avec les représentants de la société, Panama, 24
janvier 2019.
[4] Cf. Motu proprio Vos estis lux mundi, 7 mai 2019.
[5] Message à l'occasion du lancement du Pacte Éducatif, 12 septembre 2019.
[6] Cf. Ibid.
[7] Angelus, Les Combes, 17 juillet 2005.
[8] Cf. Lett. Enc. Laudato si’, 24 mai 2015, n. 13.
[9] Message pour la 53ème Journée Mondiale de la Paix, 8 décembre 2019, n. 4.
[10] Document final de l’Assemblée Spéciale du Synode des Évêques pour l’Amazonie : “nouveaux chemins pour l’Eglise
et pour une écologie intégrale”, n. 2.
[11] Document sur la Fraternité Humaine pour la Paix mondiale et la coexistence commune, Abou Dabi, 4 février 2019.
[12] Ibid.
[13] Cf. Ibid.
[14] Appel de sa Majesté le Roi Mohammed VI et de Sa Sainteté le Pape François sur Jérusalem /Al Qods Ville sainte et
lieu de rencontre, Rabat, 30 mars 2019.
[15] Cf. Ibid.
[16] Angelus, 5 janvier 2020.
[17] Cf. Discours au Parlement Européen, Strasbourg, 25 novembre 2014.
[18] Benoît XV, Lett. Enc. Pacem, Dei munus pulcherrimum, 23 mai 1920.
[19] Cf. Salut à la Cité de l’Amitié – Akamasoa, Antananarivo, 8 septembre 2019.
[20] Discours aux Autorités, aux représentants de la société civile et au Corps diplomatique, Port Louis, 9 septembre
2019.
[21] Cf. Discours sur les armes nucléaires, Nagasaki, 24 novembre 2019.
[22] Message pour la 53ème Journée Mondiale de la Paix, 8 décembre 2019, n. 2.
[23] Discours lors de la Rencontre pour la paix, Hiroshima, 24 novembre 2019.
[24] Discours sur les armes nucléaires, Nagasaki, 24 novembre 2019.
[25] Cf. Jean XXIII, Lett. Enc. Pacem in terris, 11 avril 1963, n. 54.
[26] Homélie de la Solennité de Marie Mère de Dieu, 53ème Journée Mondiale de la Paix, 1er janvier 2020.
[27] Cf. La femme est l’harmonie du monde. Méditation dans la Chapelle de la Domus Santae Mathae, 9 février 2017.
Traduzione in lingua inglese 
Your Excellencies, Ladies and Gentlemen, A new year is opening before us; like the cry of a newborn baby, it fills us with joy and hope. I would like that word, “hope”, which is an essential virtue for Christians, to inspire our way of approaching the times that lie ahead. Certainly, hope has to be realistic. It demands acknowledging the many troubling issues confronting our world and the challenges lurking on the horizon. It requires that problems be called by their name and the courage be found to resolve them. It urges us to keep in mind that our human family is scarred and wounded by a succession of increasingly destructive wars that especially affect the poor and those most vulnerable.[1] Sadly, the new year does not seem to be marked by encouraging signs, as much as by heightened tensions and acts of violence. Precisely in light of these situations, we cannot give up hope. And hope requires courage. It means acknowledging that evil, suffering and death will not have the last word, and that even the most complex questions can and must be faced and resolved. For hope is “the virtue that inspires us and keeps us moving forward, even when obstacles seem insurmountable”.[2] In this spirit, dear Ambassadors, I welcome you today and offer you my good wishes for the New Year. I thank in a particular way the Dean of the Diplomatic Corps, His Excellency George Poulides, the Ambassador of Cyprus, for his cordial greetings on your behalf. I am grateful to all of you for your much appreciated presence, and for your daily efforts to consolidate the relations existing between the Holy See and your various countries and international organizations for the sake of peaceful coexistence between peoples. Peace and integral human development are in fact the principal aim of the Holy See in its involvement in the field of diplomacy. This is likewise the aim of the work carried out by the Secretariat of State and the Dicasteries of the Roman Curia, but also by the Papal Representatives, whom I thank for the dedication with which they carry out their twofold mission of representing the Pope to the local Churches and to your respective governments. In this regard, we can think of the Agreements of a general nature signed and ratified in the past year with the Republic of the Congo, the Central African Republic, Burkina Faso and Angola, as well as the Agreement between the Holy See and the Republic of Italy on the application of the Lisbon Convention on the recognition of qualifications concerning higher education in the European region. So too, the Apostolic Visits that, in addition to being a privileged means for the Successor of Peter to confirm his brothers and sisters in the faith, represent an occasion for promoting dialogue at the political and religious levels. In 2019, I had the opportunity to make several significant visits. I would like to review them with you and to use this as an opportunity to take a a deeper look at some of the critical issues of the present time. At the beginning of last year, during the XXXIV World Youth Day in Panama, I met young people from five continents, brimming with dreams and hopes, who came together to pray and nurture their desire to be involved in building a more humane world.[3] It is always a joy and a great opportunity to meet young people. They are the future and the hope of our societies. Tragically however, as we know, not a few adults, including different members of the clergy, have been responsible for grave crimes against the dignity of young people, children and teenagers, violating their innocence and privacy. These are crimes that offend God, cause physical, psychological and spiritual damage to their victims, and damage the life of whole communities.[4] Following my meeting in the Vatican last February with representatives of the world’s episcopates, the Holy See has renewed its commitment to bring to light abuses already committed and to ensure the protection of minors through a wide range of norms for dealing with such cases in accordance with canon law and in cooperation with civil authorities on the local and international level. Given the gravity of the harm involved, it becomes all the more urgent for adults not to abdicate their proper educational responsibilities, but to carry out those responsibilities with greater zeal, in order to guide young people to spiritual, human and social maturity. For this reason, I have planned a worldwide event to take place on 14 May next with the theme: Reinventing the Global Compact on Education. This gathering is meant to “rekindle our commitment to and with young people, renewing our passion for a more open and inclusive education, including patient listening, constructive dialogue and better mutual understanding. Never before has there been such need to unite our efforts in a broad educational alliance, to form mature individuals capable of overcoming division and antagonism, and to restore the fabric of relationships for the sake of a more fraternal humanity”.[5] All change, like the epochal change we are now experiencing, calls for a process of education and the creation of an educational village capable of forming a network of open and human relationships.[6] That village should put the human person at the centre, investing creatively and responsibly in long-term projects that train individuals willing to offer themselves in service to the community. What is needed, then, is an educational vision that can encompass a broad range of life experiences and learning processes, in order to enable young people, individually and collectively, to develop their personalities. Education is not limited to school and university classrooms; it is principally ensured by strengthening and reinforcing the primary right of the family to educate, and the right of Churches and social communities to support and assist families in raising their children. Education requires entering into sincere and genuine dialogue with young people. They are the ones who above all make us aware of the urgent need for that intergenerational solidarity which has sadly been lacking in recent years. There is, in fact, a tendency, in many parts of the world, to be self-absorbed, to defend acquired rights and privileges, and to view the world within a narrow horizon that treats the elderly with indifference and no longer welcomes the newborn. The general ageing of the world population, especially in the West, is a sad and emblematic example of this. While not forgetting that young people look to the words and example of adults, we should also be well aware that they themselves have much to offer, thanks to their enthusiasm and commitment. To say nothing of their thirst for truth, which constantly reminds us of the fact that hope is not utopian and that peace is always a good that can be attained. We have seen this in the way many young people have become active in calling the attention of political leaders to the issue of climate change. Care for our common home ought to be a concern of everyone and not the object of ideological conflict between different views of reality or, much less, between generations. In the words of Pope Benedict XVI, “in contact with nature, individuals rediscover their proper dimension; they recognize that they are creatures but at the same time unique, ‘capable of God’ since they are inwardly open to the Infinite”.[7] The protection of the home given to us by the Creator cannot be neglected or reduced to an elitist concern. Young people are telling us that this cannot be the case, for at every level we are being urgently challenged to protect our common home and to “bring the whole human family together to seek a sustainable and integral development”.[8] They remind us of the urgent need for an ecological conversion, which “must be understood in an integral way, as a transformation of how we relate to our sisters and brothers, to other living beings, to creation in all its rich variety and to the Creator who is the origin and source of all life”.[9] Sadly, the urgency of this ecological conversion seems not to have been grasped by international politics, where the response to the problems raised by global issues such as climate change remains very weak and a source of grave concern. The XXV Conference of the Parties to the United Nations Framework Convention on Climate Change (COP25), held in Madrid last December, raises serious concern about the will of the international community to confront with wisdom and effectiveness the phenomenon of global warming, which demands a collective response capable of placing the common good over particular interests. These considerations bring our attention back to Latin America, and in particular to the Special Assembly of the Synod of Bishops for the Amazon Region, held in the Vatican last October. The Synod was an essentially ecclesial event, prompted by the desire to listen to the hopes and challenges of the Church in Amazonia and to open new paths for the proclamation of the Gospel to the People of God, especially to the indigenous peoples. Nonetheless, the synodal assembly could not help but discuss other issues as well, beginning with integral ecology. Those issues impact the life of that region, so vast and important for the entire world, inasmuch as “the Amazon rainforest is a ‘biological heart’ for the increasingly threatened earth”.[10] In addition to the situation in the Amazon region, another cause for concern is the proliferation of political crises in a growing number of countries of the American continent, accompanied by tensions and unaccustomed forms of violence that sharpen social conflicts and have grave socioeconomic and humanitarian consequences. Greater polarization does not help to resolve the real and pressing problems of citizens, especially those who are poorest and most vulnerable, nor can violence, which for no reason can be employed as a means of dealing with political and social issues. Here, in this setting, I would like to mention Venezuela in particular, so that efforts to seek solutions will continue. Generally speaking, the conflicts of the American region, despite their different roots, are linked by profound forms of inequality, injustice and endemic corruption, as well as by various kinds of poverty that offend the dignity of persons. Consequently, there is a need for political leaders to work diligently to reestablish a culture of dialogue for the sake of the common good, to reinforce democratic institutions and promote respect for the rule of law, as a means of countering anti-democratic, populist and extremist tendencies. In my second journey of 2019, I went to the United Arab Emirates, the first visit of a Successor of Peter to the Arabian Peninsula. At Abu Dhabi, I joined the Grand Imam of Al-Azhar Ahmad Al-Tayyeb in signing the Document on Human Fraternity for World Peace and Living Together. This is an important text, aimed at fostering mutual understanding between Christians and Muslims, and peaceful coexistence in increasingly multiethnic and multicultural societies. In forcefully condemning the use of “the name of God to justify acts of murder, exile, terrorism and oppression”,[11] the Document recalls the importance of the concept of citizenship, “based on the equality of rights and duties, under which all enjoy justice”.[12] This requires respect for religious freedom and the resolve to reject the discriminatory use of the term “minorities”, which engenders feelings of isolation and inferiority, and paves the way for hostility and discord, discriminating between citizens on the basis of their religious affiliation.[13] To this end, it is particularly important to train future generations in interreligious dialogue, the main road to greater knowledge, understanding and reciprocal support between the members of different religions. Peace and hope were also at the heart of my visit to Morocco where, with His Majesty King Muhammed VI, I signed a joint appeal on Jerusalem, in recognition of “the unique and sacred character of Jerusalem/Al-Quds Acharif, and with deep concern for its spiritual significance and its special vocation as a city of peace”.[14] And from Jerusalem, a city dear to the faithful of the three monotheistic religions, one called to be a symbolic place of encounter and of peaceful coexistence where mutual respect and dialogue are cultivated,[15] I cannot fail to turn to the entire Holy Land and to reiterate the urgent need for the whole international community to reconfirm, with courage and sincerity, and in respect for international law, its commitment to support the Israeli-Palestinian peace process. A more steadfast and effective engagement on the part of the international community is most urgent in other parts of the Mediterranean area and in the Middle East. I think especially of the pall of silence that risks falling over the war that has devastated Syria over the course of the last decade. It is imperative to devise suitable and far-sighted solutions capable of enabling the beloved Syrian people, exhausted by war, to regain peace and to begin the reconstruction of the country. The Holy See favourably regards every initiative aimed at laying the groundwork for the resolution of the conflict, and once more expresses its gratitude to Jordan and Lebanon for having welcomed and taken responsibility, not without significant sacrifice, for millions of Syrian refugees. Sadly, in addition to the difficulties caused by this welcome, other factors of economic and political uncertainty, in Lebanon and in other states, are provoking tensions among the population, further endangering the fragile stability of the Middle East. Particularly troubling are the signals coming from the entire region following the heightening of tensions between Iran and the United States, which risk above all compromising the gradual process of rebuilding in Iraq, as well as setting the groundwork for a vaster conflict that all of us would want to avert. I therefore renew my appeal that all the interested parties avoid an escalation of the conflict and “keep alive the flame of dialogue and self-restraint”,[16] in full respect of international law. My thoughts turn also to Yemen, which is experiencing one of the most serious humanitarian crises of recent history amid general indifference on the part of the international community, and to Libya, which for many years has experienced a situation of conflict aggravated by incursions of extremist groups and by a further intensification of violence in recent days. That situation provides fertile terrain for the scourge of exploitation and human trafficking, carried out by unscrupulous persons who exploit the poverty and suffering of those fleeing situations of conflict or of extreme poverty. Among the latter, many fall prey to genuinely criminal organizations that imprison them in inhumane and degrading conditions and subject them to torture, sexual violence and forms of extortion. More generally, it should be noted that many thousands of persons in our world present legitimate requests for asylum, and have verifiable humanitarian needs and a need for protection that are not adequately identified. Many are risking their lives in perilous journeys by land and above all by sea. It is painful to acknowledge that the Mediterranean Sea continues to be a vast cemetery.[17] Consequently, it is increasingly urgent that all states accept responsibility for finding lasting solutions. For its part, the Holy See looks with great hope to the efforts being made by many countries to share the burden of resettling refugees, in particular those fleeing from humanitarian emergencies, and to provide them with a secure place in which to live, education and possibilities for employment and reunion with their families. Dear Ambassadors, In my journeys during this past year, I was also able to visit three Eastern European countries, first Bulgaria and North Macedonia, and then Romania. Three countries each different from the others, yet linked by the fact that for centuries they have been bridges between East and West, and a crossroads of diverse cultures, ethnicities and civilizations. As I visited them, I experienced once again the importance of dialogue and the culture of encounter for creating peaceful societies in which each individual can freely express his or her ethnic and religious identity. Remaining within the European context, I would like to reaffirm the importance of supporting dialogue and respect for international law as a means of resolving the “frozen conflicts” that persist on the continent, some of which have lasted for decades and demand a solution, beginning with the situations involving the western Balkans and the southern Caucasus, including Georgia. In this setting, I would also like to express the Holy See’s encouragement of the negotiations for the reunification of Cyprus, which would increase regional cooperation and promote the stability of the entire Mediterranean area. I would also express my appreciation for the efforts made to resolve the conflict in eastern Ukraine and to put an end to the suffering of its people. Dialogue – not arms – is the essential way to resolve disputes. In this regard, I would like in this setting to acknowledge the contribution made, for example, in Ukraine by the Organization for Security and Co-operation in Europe (OSCE), particularly during this year that marks the forty-fifth anniversary of the Helsinki Final Act. That Act concluded the Conference on Security and Cooperation in Europe (CSCE), initiated in 1973 to foster détente and cooperation between the countries of Western and Eastern Europe, at a time when the continent was still divided by the Iron Curtain. The Final Act was an important stage in a process begun in the aftermath of the Second World War, one that viewed consensus and dialogue as key instruments for the resolution of conflicts. The foundations of the process of European integration were laid in Western Europe in 1949 with the creation of the Council of Europe and the subsequent adoption of the European Convention on Human Rights, which saw in the 9 May 1950 Declaration of then Minister of Foreign Affairs of France, Robert Schuman, an essential pillar. Schuman stated that “peace cannot be ensured except by making creative efforts proportionate to the dangers that menace it”. The founders of modern Europe realized that only through a gradual process of sharing ideals and resources would the continent be able to recover from the devastation of war and the new divisions that arose after it. The Holy See followed the European project with great interest from its earliest years; this year marks the fiftieth anniversary of its presence as an Observer to the Council of Europe and the establishment of diplomatic relations with the then European Communities. It has sought to emphasize the ideal of an inclusive process of growth inspired by a spirit of participation and solidarity, capable of making Europe a model of welcome and social equality guided by shared underlying values. The European project continues to be a fundamental guarantee of development for those who have long shared in it, and an opportunity for peace in the aftermath of turbulent conflicts and injuries for those countries that aspire to take part in it. Consequently, Europe ought not to lose that sense of solidarity that has for centuries set it apart, even at the most difficult moments of its history. May it not lose that spirit, which finds its roots, among other things, in the Roman pietas and the Christian caritas that have shaped the spirit of the European peoples. The fire at Notre Dame Cathedral in Paris showed how even what seems so solid can be fragile and easily destroyed. The damage suffered by an edifice that is not only precious to Catholics but important for all of France and the whole of humanity, has revived the question of Europe’s historical and cultural values, and its deeper roots. In situations where a framework of values is lacking, it becomes easier to identify elements of division than those of cohesion. The thirtieth anniversary of the fall of the Berlin Wall has reminded us of one of the most painful symbols of the continent’s more recent history and made us realize once again how easy it is to erect barriers. The Berlin Wall remains emblematic of a culture of division that alienates people from one another and opens the way to extremism and violence. We see this more and more in the hate speech widespread on the internet and in the social communications media. Rather than walls of hatred, we prefer bridges of reconciliation and solidarity; rather than what alienates, we prefer what draws people closer together. For we are aware that, as my predecessor Pope Benedict XV wrote a hundred years ago, “there can be no stable peace… without a reconciliation based on mutual charity as a means of quelling hatred and banishing enmity”.[18] Dear Ambassadors, I was able to see signs of peace and reconciliation during my visit to Africa, where joy is so evident in those who feel part of a people and together face the daily challenges of life in a spirit of sharing. I experienced concrete hope in the form of many encouraging events, starting with the further progress achieved in Mozambique by the 1 August 2019 signing of the Agreement on the definitive cessation of hostilities. In Madagascar, I saw how it is possible to create security where earlier there was instability, to see hope in place of inevitability, to see signs of life in a place where many proclaimed death and destruction.[19] Essential in this regard are families and the sense of community that can enable the growth of that basic trust which is at the root of every human relationship. In Mauritius, I observed how “the different religions, while respecting their specific identities, work hand-in-hand to contribute to social harmony and to uphold the transcendent value of life against every kind of reductionism”.[20] I am confident that the enthusiasm, which was so tangible at every moment of my journey, will continue to inspire concrete acts of acceptance and projects capable of promoting social justice and avoiding expressions of exclusion. Broadening our gaze to other parts of the continent, it is painful to witness, particularly in Burkina Faso, Mali, Niger and Nigeria, continuing episodes of violence against innocent people, including many Christians persecuted and killed for their fidelity to the Gospel. I urge the international community to support the efforts made by these countries to eliminate the scourge of terrorism that is causing more and more bloodshed in whole parts of Africa, as in other parts of the world. In the light of these events, we need to implement practical strategies aimed not only at increased security, but at reducing poverty, improving healthcare systems, favouring development and humanitarian assistance, and promoting good governance and civil rights. These are the pillars of authentic social development. Likewise, there is a need to encourage initiatives to foster fraternity among all local cultural, ethnic and religious groups, particularly in the Horn of Africa, in Cameroon and in the Democratic Republic of the Congo, where violence continues, especially in the eastern part of that country. Situations of conflict and humanitarian crises, aggravated by climate change, are increasing the numbers of displaced persons and affecting people already living in a state of dire poverty. Many of the countries experiencing these situations lack adequate structures for meeting the needs of the displaced. In this regard, I would like to point out that, sadly, there does not yet exist a consistent international response to help address the phenomenon of internal displacement. This is due in large part to the lack of an internationally agreed definition, since that phenomenon takes place within national borders. The result is that internally displaced persons do not always receive the protection they deserve, and depend on the policies and response capabilities of the nations in which they find themselves. Recently, the United Nations High-Level Panel on Internal Displacement has begun its work, which I hope will garner attention and worldwide support for displaced persons, while devising concrete plans and projects. In this regard, I think also of Sudan, with the fervent hope that its citizens will be able to live in peace and prosperity, and cooperate in the democratic and economic growth of the country. I think also of the Central African Republic, where a global agreement was signed last February to put an end to over five years of civil war. My thoughts turn also to South Sudan, which I hope to be able to visit in the course of this year. Last April I dedicated a day-long retreat to that country, in the presence of its leaders and with the much-appreciated contribution of His Grace Justin Welby, the Archbishop of Canterbury, and the Reverend John Chalmers, former Moderator of the Presbyterian Church of Scotland. I am confident that, with the help of the international community, all those charged with political responsibilities will pursue dialogue in order to implement the agreements reached. My final journey in the year just ended was to eastern Asia. In Thailand, I was able to witness the harmony that characterizes the country’s numerous ethnic groups with their diverse philosophies, cultures and religions. This represents a significant challenge in the current context of globalization, where differences tend to be flattened out and considered primarily in economic and financial terms, with the risk of erasing the distinctive features of various peoples. Lastly, in Japan I tangibly experienced the pain and horror that we human beings are capable of inflicting on one another.[21] In hearing the testimonies of some Hibakusha, the survivors of the atomic bombs dropped on Hiroshima and Nagasaki, it became clear to me that true peace cannot be built on the threat of a possible total annihilation of humanity by nuclear weapons. The Hibakusha “keep alive the flame of collective conscience, bearing witness to succeeding generations to the horror of what happened in August 1945 and the unspeakable sufferings that have continued to the present time. Their testimony awakens and preserves the memory of the victims, so that the conscience of humanity may rise up in the face of every desire for dominance and destruction”,[22] especially that fostered by the possession of such potentially destructive devices as nuclear weapons. These weapons do not only foster a climate of fear, suspicion and hostility; they also destroy hope. Their use is immoral, “a crime not only against the dignity of human beings but against any possible future for our common home”.[23] A world “without nuclear weapons is possible and necessary”.[24] The time has come for political leaders to realize that a safer world comes about not by the deterrent possession of powerful means of mass destruction, but rather by the patient efforts of men and women of good will who devote themselves concretely, each in his or her own field, to building a world of peace, solidarity and mutual respect. 2020 offers an important opportunity in this regard, since the Tenth Review Conference of the Treaty on the Non-Proliferation of Nuclear Weapons will be held in New York this coming 27 April to 22 May. It is my lively hope that the international community will then manage to achieve a conclusive and proactive consensus on ways to implement this international legal instrument, which has shown itself to be all the more important in times like our own. As I conclude this review of the places that I visited in the past year, my thoughts turn in a particular way to one country that I have not visited, Australia, hard hit in recent months by persistent fires that have affected other areas of Oceania as well. I would like to assure the Australian people, especially the victims and all those in the areas devastated by the fires, of my closeness and my prayers. Your Excellencies, Ladies and Gentlemen, This year, the international community celebrates the seventy-fifth anniversary of the founding of the United Nations. Following the tragedies experienced in the wake of two world wars, on 26 April 1945 forty-six countries signed the Charter of the United Nations and established a new form of multilateral cooperation. The four goals of the Organization, set forth in Article 1 of the Charter, remain valid today. We may say that the efforts of the United Nations in these past seventy-five years have been largely successful, particularly by preventing another world war. The foundational principles of the Organization – the desire for peace, the pursuit of justice, respect for the dignity of the human person, humanitarian cooperation and assistance – express the just aspirations of the human spirit and constitute ideals that should be at the basis of international relations. In this anniversary year, we wish to reaffirm the resolve of the entire human family to work for the common good as a criterion for moral action and a goal inspiring each country to cooperate in guaranteeing the existence and peaceful security of all others, in a spirit of equal dignity and effective solidarity, and within a legal system based on justice and the pursuit of just compromises.[25] This will be the more effective to the extent that efforts are made to overcome the indirect approach employed in the language and acts of international bodies, which seeks to link fundamental rights to contingent situations. Such an approach forgets that these rights are intrinsically grounded in human nature itself. Whenever the lexicon of international organizations loses a clear objective anchoring, one risks fostering estrangement rather than rapprochement between the members of the international community, with the consequent crisis of the multilateral system, which is now sadly evident to all. In this context, there is a clear need to move once again towards an overall reform of the multilateral system, beginning with the UN system, which would make it more effective, taking into due account the present geopolitical context. Dear Ambassadors, As I come to the end of these reflections, I would like to mention two other anniversaries occurring this year, which might seem to have little to do with today’s meeting. The first is the fivehundredth anniversary of the death of Raphael [Raffaello Sanzio], the great artist from Urbino, who died in Rome on 6 April 1520. Raphael left us a vast legacy of inestimable beauty. Just as an artist’s genius can blend raw materials and different colours and sounds to create a unique work of art, so diplomacy is called upon to harmonize the distinctive features of the various peoples and states in order to build a world of justice and peace. This is in fact the beautiful masterpiece that all of us want to be able to admire. Raphael was an important figure of the Renaissance, an age that enriched all humanity. It was an age that had its own problems, and yet was filled with confidence and hope. In recalling this outstanding artist, I would like to offer my cordial greeting to the people of Italy, with the prayerful hope that they will rediscover that spirit of openness to the future that exemplified the Renaissance and made this peninsula so beautiful and rich in art, history and culture. One of Raphael’s favourite subjects was the Virgin Mary. To her he dedicated many a canvas that can be admired today in museums throughout the world. For the Catholic Church, this year marks the seventieth anniversary of the proclamation of the Assumption of the Blessed Virgin Mary. Looking to Mary, I would like to say a special word to all women, twenty-five years after the United Nations Fourth World Conference on Women, held in Beijing in 1995. It is my hope that the invaluable role of women in society may be increasingly acknowledged worldwide and that all forms of injustice, discrimination and violence against women come to an end. “Every form of violence inflicted upon a woman is a blasphemy against God”.[26] Acts of violence and exploitation directed at women are not merely wrong; they are crimes that destroy the harmony, the poetry and beauty that God wished to bestow on the world.[27] The Assumption of Mary also invites us to look ahead to the completion of our earthly journey, to that day when justice and peace will be fully reestablished. May we feel encouraged, then, to work diligently, through the diplomacy that is our own imperfect yet always valuable human contribution, to hasten the fulfilment of this longing for peace, in the knowledge that the goal can be attained. Reaffirming this commitment, I renew to all of you, dear Ambassadors and distinguished guests, and to your countries, my cordial best wishes for a new year rich in hope and every blessing. Thank you!
[1] Cf. Message for the 2020 World Day of Peace, 8 December 2019, 1.
[2] Ibid.
[3] Address at the Meeting with Authorities, the Diplomatic Corps and Representatives of Society, Panama, 24 January
2019.
[4] Cf. Motu Proprio Vox Estis Lux Mundi, 7 May 2019.
[5] Message for the Launch of the Global Compact on Education, 12 September 2019.
[6] Cf. ibid.
[7] Angelus, Les Combes, 17 July 2005.
[8] Encyclical Letter Laudato Si’, 24 May 2015, 13.
[9] Message for the 2020 World Day of Peace, 8 December 2019, 4.
[10] Final Document of the Synod of Bishops for the Amazon Region, “The Amazon: New Paths for the Church and for
an Integral Ecology”, 2.
[11] Document on Human Fraternity for World Peace and Living Together, Abu Dhabi, 4 February 2019.
[12] Ibid.
[13] Cf. ibid.
[14] Appeal of His Majesty King Mohammed VI and His Holiness Pope Francis on Jerusalem/Al Quds, the Holy City and
a place of encounter, Rabat, 30 March 2019.
[15] Cf. ibid.
[16] Angelus, 5 January 2020.
[17] Cf. Address to the European Parliament, Strasbourg, 25 November 2014.
[18] BENEDICT XV, Encyclical Letter Pacem, Dei Munus Pulcherrimum, 23 May 1920.
[19] Cf. Greeting in the Akamasoa City of Friendship, Antananarivo, 8 September 2019.
[20] Address to the Authorities, Representatives of Civil Society and the Diplomatic Corps, Port Louis, 9 September
2019.
[21] Cf. Address on Nuclear Weapons, Nagasaki, 24 November 2019.
[22] Message for the 2020 World Day of Peace, 8 December 2019, 2.
[23] Address at the Meeting for Peace, Hiroshima, 24 November 2019.
[24] Address on Nuclear Weapons, Nagasaki, 24 November 2019.
[25] Cf. JOHN XXIII, Encyclical Letter Pacem in Terris, 11 April 1963, 98 [ed. Carlen].
[26] Homily for the Solemnity of Mary, Mother of God and for the 2020 World Day of Peace, 1 January 2020.
[27] Cf. La donna è l’armonia del mondo. Meditation at morning Mass in the chapel of the Domus Sanctae Marthae, 9
February 2017.
Traduzione in lingua spagnola 
Excelencias, señoras y señores: Un nuevo año se abre delante de nosotros y, como el llanto de un niño recién nacido, nos invita a la alegría y a asumir una actitud de esperanza. Quisiera que esta palabra —esperanza—, que para los cristianos es una virtud fundamental, anime la mirada con la que nos adentramos en el tiempo que nos aguarda. Ciertamente, esperar exige realismo. Requiere ser conscientes de las numerosas cuestiones que afligen nuestra época y de los desafíos que se vislumbran en el horizonte. Exige que se llame a los problemas por su nombre y que se tenga el valor de afrontarlos. Demanda no olvidar que la comunidad humana lleva los signos y las heridas de las guerras que se han producido a lo largo del tiempo, con una capacidad destructiva cada vez mayor, y que no dejan de afectar especialmente a los más pobres y a los más débiles[1]. Desgraciadamente, el año nuevo no parece estar marcado por signos alentadores, sino por una intensificación de las tensiones y la violencia. Es precisamente a la luz de estas circunstancias que no podemos dejar de esperar. Y esperar exige valentía. Pide tener la conciencia de que el mal, el sufrimiento y la muerte no prevalecerán y que incluso las cuestiones más complejas pueden y deben ser afrontadas y resueltas. La esperanza «es la virtud que nos pone en camino, nos da alas para avanzar, incluso cuando los obstáculos parecen insuperables»[2]. Con este ánimo, os acojo hoy, estimados Embajadores, para desearos lo mejor para el año nuevo. Agradezco de manera especial al Decano del Cuerpo Diplomático, el Excmo. señor George Poulides, Embajador de Chipre, por las cordiales palabras que me ha dirigido en nombre de todos vosotros y os agradezco vuestra presencia, tan numerosa y significativa, como también el compromiso que cada día dedicáis para consolidar las relaciones que unen a la Santa Sede con vuestros países y las Organizaciones internacionales en beneficio de la convivencia pacífica entre los pueblos. La paz y el desarrollo humano integral son de hecho el objetivo principal de la Santa Sede en el ámbito de su tarea diplomática. A ella se orientan los esfuerzos de la Secretaría de Estado y de los Dicasterios de la Curia Romana, como además los de los Representantes Pontificios, a los que agradezco por la dedicación con la que cumplen la doble misión que les ha sido encomendada: representar al Papa ante las Iglesias locales como también ante vuestros Gobiernos. En esa perspectiva se sitúan también los Acuerdos de carácter general, firmados o ratificados en el curso del año que acaba de concluir, con la República del Congo, la República Centroafricana, Burkina Faso y Angola, como además el Acuerdo entre la Santa Sede y la República Italiana para la aplicación de la Convención de Lisboa sobre el reconocimiento de los títulos de estudio concernientes a la enseñanza superior en la región europea. También los Viajes Apostólicos que, además de ser un camino privilegiado por el que el Sucesor del apóstol Pedro confirma a los hermanos en la fe, son una ocasión para favorecer el diálogo en el ámbito político y religioso. En el 2019 tuve la oportunidad de visitar diferentes realidades significativas. Quisiera recorrer con vosotros las etapas que realicé, aprovechando la ocasión para dar una mirada más amplia sobre algunas cuestiones problemáticas de nuestro tiempo. Al inicio del año pasado, con motivo de la XXXIV Jornada Mundial de la Juventud, encontré en Panamá a jóvenes provenientes de los cinco continentes, llenos de sueños y esperanzas, reunidos allí para rezar y reavivar el deseo y el compromiso de crear un mundo más humano[3]. Encontrar a los jóvenes es siempre una alegría y una gran motivación. Ellos son el futuro y la esperanza de nuestras sociedades. Sin embargo, como es tristemente conocido, no pocos adultos, entre los que se cuentan varios miembros del clero, fueron responsables de delitos gravísimos contra la dignidad de los jóvenes, niños y adolescentes, violando su inocencia y su intimidad. Se trata de crímenes que ofenden a Dios, causan daños físicos, psicológicos y espirituales a las víctimas y lesionan la vida de comunidades enteras[4]. Después del encuentro con los episcopados de todo el mundo, que convoqué en el Vaticano el pasado mes de febrero, la Santa Sede renueva su compromiso para que se investiguen los abusos cometidos y se asegure la protección de los menores, a través de un amplio espectro de normas que consientan afrontar dichos casos en el ámbito del derecho canónico y a través de la colaboración con las autoridades civiles, a nivel local e internacional. Ante heridas tan graves, resulta todavía más urgente que los adultos no depongan la tarea educativa que les compete, más aún, que se hagan cargo de dicho compromiso con mayor dedicación, para conducir a los jóvenes a la madurez espiritual, humana y social. Por esta razón, deseo promover un evento mundial el próximo 14 de mayo, que tendrá como tema: Reconstruir el pacto educativo global. Se trata de un encuentro dirigido a «reavivar el compromiso por y con las jóvenes generaciones, renovando la pasión por una educación más abierta e incluyente, capaz de la escucha paciente, del diálogo constructivo y de la mutua comprensión. Hoy más que nunca, es necesario unir los esfuerzos por una alianza educativa amplia para formar personas maduras, capaces de superar fragmentaciones y contraposiciones y reconstruir el tejido de las relaciones por una humanidad más fraterna»[5]. Todo cambio, como el de época que estamos viviendo, pide un camino educativo, la constitución de una aldea de la educación[6] que cree una red de relaciones humanas y abiertas. Dicha aldea debe poner a la persona en el centro, favorecer la creatividad y la responsabilidad para unos proyectos de larga duración y formar personas disponibles para ponerse al servicio de la comunidad. Por tanto, es necesario un concepto de educación que abrace la amplia gama de experiencias de vida y de procesos de aprendizaje y que consienta a los jóvenes desarrollar su personalidad de manera individual y colectiva. La educación no termina en las aulas de las escuelas o de las universidades, sino que se afirma principalmente respetando y reforzando el derecho primario de la familia a educar, y el derecho de las Iglesias y de los entes sociales a sostener y colaborar con las familias en la educación de los hijos. Educar exige entrar en un diálogo sincero y leal con los jóvenes. Ante todo, ellos son quienes nos interpelan sobre la urgencia de esa solidaridad intergeneracional, que desgraciadamente ha desaparecido en los últimos años. En efecto, hay una tendencia en muchas partes del mundo a encerrarse en sí mismos, a proteger los derechos y los privilegios adquiridos, a concebir el mundo dentro de un horizonte limitado que trata con indiferencia a los ancianos y, sobre todo, que no ofrece más espacio a la vida naciente. El envejecimiento general de una parte de la población mundial, especialmente en Occidente, es la triste y emblemática representación de todo esto. Si bien por un lado no debemos olvidar que los jóvenes esperan la palabra y el ejemplo de los adultos, al mismo tiempo hemos de tener presente que ellos tienen mucho que ofrecer con su entusiasmo, con su compromiso y con su sed de verdad, a través de la que nos recuerdan constantemente que la esperanza no es una utopía y la paz es un bien siempre posible. Lo hemos visto en el modo con el que muchos jóvenes se están comprometiendo para sensibilizar a los líderes políticos sobre la cuestión del cambio climático. El cuidado de nuestra casa común debe ser una preocupación de todos y no el objeto de una contraposición ideológica entre las diferentes visiones de la realidad, ni mucho menos entre las generaciones, porque «en contacto con la naturaleza —como nos recordaba Benedicto XVI—, la persona recobra su justa dimensión, se redescubre criatura, pequeña pero al mismo tiempo única, “capaz de Dios” porque interiormente está abierta al Infinito»[7]. Por tanto, la protección del lugar que el Creador nos dio para vivir no puede descuidarse, ni reducirse a una problemática elitista. Los jóvenes nos dicen que no puede ser así, porque existe un desafío urgente, a todos los niveles, de proteger nuestra casa común y «unir a toda la familia humana en la búsqueda de un desarrollo sostenible e integral»[8]. Ellos nos reclaman la urgencia de una conversión ecológica, que «debe entenderse de manera integral, como una transformación de las relaciones que tenemos con nuestros hermanos y hermanas, con los otros seres vivos, con la creación en su variedad tan rica, con el Creador que es el origen de toda vida»[9]. Lamentablemente, la urgencia de esta conversión ecológica parece no ser acogida por la política internacional, cuya respuesta a las problemáticas planteadas por cuestiones globales, como la del cambio climático, es todavía muy débil y fuente de gran preocupación. La XXV Sesión de la Conferencia de los Estados Parte de la Convención Marco de las Naciones Unidas sobre el Cambio Climático (COP25), celebrada en Madrid el pasado mes de diciembre, representa una seria llamada de atención sobre la voluntad de la Comunidad internacional para afrontar con sabiduría y eficacia el fenómeno del calentamiento global, que requiere una respuesta colectiva, capaz de hacer prevalecer el bien común sobre los intereses particulares. Estas consideraciones dirigen nuestra atención hacia América Latina, de modo particular a la Asamblea Especial del Sínodo de los Obispos para la región amazónica, realizada en el Vaticano el pasado mes de octubre. El Sínodo fue un evento esencialmente eclesial, promovido por la voluntad de ponerse a la escucha de las esperanzas y de los desafíos de la Iglesia en la Amazonia y de abrir nuevos caminos al anuncio del Evangelio al Pueblo de Dios, especialmente a las poblaciones indígenas. Por tanto, la Asamblea sinodal no podía eximirse de tocar, desde la ecología integral, también otras temáticas, que tienen que ver con la vida misma de esa región, tan grande e importante para todo el mundo, porque «la selva amazónica es un “corazón biológico” para la tierra cada vez más amenazada»[10]. Además de la situación en la región amazónica, suscita preocupación la multiplicación de crisis políticas que se van extendiendo en numerosos países del continente americano, con tensiones e insólitas formas de violencia que empeoran los conflictos sociales y generan graves consecuencias socioeconómicas y humanitarias. Las polarizaciones, cada vez más fuertes, no ayudan a resolver los auténticos y urgentes problemas de los ciudadanos, sobre todo de los más pobres y vulnerables, y mucho menos lo logra la violencia, que por ningún motivo puede ser adoptada como instrumento para afrontar las cuestiones políticas y sociales. En este contexto, quiero recordar especialmente a Venezuela, para que continúe presente el compromiso de la búsqueda de soluciones. En general, los conflictos de la región americana, aun cuando tienen raíces diferentes, están acomunados por profundas desigualdades, por injusticias y por la corrupción endémica, así como por las diversas formas de pobreza que ofenden la dignidad de las personas. Por tanto, es necesario que los líderes políticos se esfuercen por restablecer con urgencia una cultura del diálogo para el bien común y para reforzar las instituciones democráticas y promover el respeto del estado de derecho, con el fin de prevenir las desviaciones antidemocráticas, populistas y extremistas. En mi segundo viaje de 2019, fui a los Emiratos Árabes Unidos, primera visita de un Sucesor de Pedro a la Península Arábiga. En Abu Dabi firmé, con el gran Imán de Al-Azhar Ahmad al-Tayyeb, el Documento sobre la fraternidad humana por la paz mundial y la convivencia común. Se trata de un texto importante, dirigido a favorecer la mutua comprensión entre cristianos y musulmanes, y la convivencia en sociedades cada vez más multiétnicas y multiculturales, ya que en la firme condena del uso del «nombre de Dios para justificar actos de homicidio, exilio, terrorismo y opresión»[11], recuerda la importancia del concepto de ciudadanía, que «se basa en la igualdad de derechos y deberes bajo cuya protección todos disfrutan de la justicia»[12]. Esto exige el respeto de la libertad religiosa y que haya un compromiso para renunciar al uso discriminatorio de la palabra minorías, que trae consigo las semillas del sentirse aislados y de la inferioridad, y prepara el terreno para la hostilidad y la discordia, excluyendo a los ciudadanos en base a su pertenencia religiosa[13]. Con este fin, es particularmente importante formar a las generaciones futuras en el diálogo interreligioso, como vía principal para el conocimiento, la comprensión y el respaldo recíproco entre los miembros de diversas religiones. Paz y esperanza estuvieron también en el centro de mi visita a Marruecos, donde firmé con Su Majestad el Rey Mohamed VI un llamamiento conjunto sobre Jerusalén, «reconociendo la singularidad y la sacralidad de Jerusalén / Al Qods Acharif, y teniendo en cuenta su significado espiritual y su vocación peculiar como Ciudad de Paz»[14]. Y desde Jerusalén, ciudad amada por los fieles de las tres religiones monoteístas, que está llamada a ser un lugar símbolo de encuentro y de coexistencia pacífica, en el que se cultivan el respeto recíproco y el diálogo[15], mi pensamiento no puede dejar de ir a toda la Tierra Santa, para recordar la urgencia de que la Comunidad internacional entera, con valentía y sinceridad, y en el respeto del derecho internacional, confirme de nuevo su compromiso de sostener el proceso de paz israelí-palestino. Un compromiso más asiduo y eficaz por parte de la Comunidad internacional es ahora más urgente que nunca también en otras partes del área mediterránea y de Oriente Medio. Me refiero en primer lugar al manto de silencio que intenta cubrir la guerra que ha destruido Siria durante este decenio. Es particularmente urgente encontrar soluciones adecuadas y con amplitud de miras que permitan al querido pueblo sirio, exhausto por la guerra, reencontrar la paz y comenzar la reconstrucción del país. La Santa Sede acepta favorablemente cualquier iniciativa destinada a poner las bases para la resolución del conflicto y expresa una vez más su gratitud a Jordania y al Líbano por haber acogido y hacerse cargo, con no pocos sacrificios, de miles de refugiados sirios. Por desgracia, además de las fatigas provocadas por la acogida, otros factores de incertidumbre económica y política, tanto en Líbano como en otros Estados, están provocando tensiones entre la población, poniendo ulteriormente en riesgo la frágil estabilidad de Oriente Medio. De modo particular, son preocupantes las señales que llegan de toda la región, después del aumento de la tensión entre Irán y los Estados Unidos y que amenazan poner en riesgo ante todo el lento proceso de reconstrucción de Irak, como también crear las bases de un conflicto a mayor escala que todos desearíamos poder evitar. Por lo tanto, renuevo mi llamamiento para que todas las partes interesadas eviten el aumento de la confrontación y mantengan «encendida la llama del diálogo y del autocontrol»[16], en el pleno respeto de la legalidad internacional. Mi pensamiento va también al Yemen, que vive una de las más graves crisis humanitarias de la historia reciente, en un clima de indiferencia general por parte de la Comunidad internacional, y a Libia, que desde hace muchos años experimenta una situación de conflicto, agravada por las incursiones de grupos extremistas y una nueva escalada de violencia en los últimos días. Dicho contexto es terreno fértil para el flagelo de la explotación y del tráfico de seres humanos, que es alimentado por personas carentes de escrúpulos, que explotan la pobreza y el sufrimiento de los que huyen de situaciones de conflicto o de la pobreza extrema. Entre estos, muchos terminan presa de auténticas mafias que los retienen en condiciones deshumanas y degradantes, y los hacen objeto de torturas, violencias sexuales, extorsiones. En general, es necesario recordar que en el mundo hay varios miles de personas, con legítimas peticiones de asilo y necesidades humanitarias y de protección probada, que no son identificadas adecuadamente. Muchas arriesgan su vida en viajes peligrosos por tierra y sobre todo por mar. Se continúa constatando con dolor que el mar Mediterráneo sigue siendo un gran cementerio[17]. Por tanto, es cada vez más urgente que todos los Estados se hagan cargo de la responsabilidad de encontrar soluciones duraderas. Por su parte, la Santa Sede mira con gran esperanza los esfuerzos realizados por numerosos países para compartir el peso de la reubicación y procurar a los desplazados, en particular a causa de las emergencias humanitarias, un lugar seguro donde vivir, una educación, así como la posibilidad de trabajar y de reunirse con sus familias. Queridos Embajadores: En los viajes del pasado año tuve la oportunidad de visitar también tres países de Europa del este, en primer lugar, Bulgaria y Macedonia del Norte y, en un segundo momento, Rumanía. Se trata de tres países diferentes entre sí, pero unidos por el hecho de haber sido durante siglos puentes entre Oriente y Occidente, y encrucijadas de culturas, etnias y civilizaciones diferentes. Visitándolos, pude experimentar una vez más qué importante es el diálogo y la cultura del encuentro para construir sociedades pacíficas en las que cada uno pueda expresar libremente su propia pertenencia étnica y religiosa. Permaneciendo en el contexto europeo, quisiera recordar la importancia de apoyar el diálogo y el respeto por la legalidad internacional para resolver los “conflictos congelados” que persisten en el continente, algunos de estos ya desde hace décadas, y que requieren una solución, comenzando por las situaciones relacionadas con los Balcanes occidentales y el Cáucaso meridional, incluida Georgia. Desde aquí, me gustaría manifestar además el estímulo de la Santa Sede ante las negociaciones para la reunificación de Chipre, que aumentarían la cooperación regional, promoviendo la estabilidad de toda el área mediterránea, como también el aprecio por los intentos dirigidos a resolver el conflicto en la parte oriental de Ucrania y poner fin al sufrimiento de la población. El diálogo —y no las armas— es el instrumento esencial para resolver las controversias. A este respecto, deseo mencionar en esta sede la contribución ofrecida, por ejemplo, en Ucrania por la Organización para la Seguridad y la Cooperación en Europa (OSCE), especialmente en este año en el que se celebra el 45 aniversario del Acta final de Helsinki, que concluyó la Conferencia sobre la Seguridad y sobre la Cooperación en Europa (CSCE), iniciada en 1973 para favorecer la distensión y la colaboración entre los países de Europa occidental y de Europa oriental, cuando el continente estaba todavía dividido por el telón de acero. Fue una etapa importante para un proceso que inició sobre los escombros de la Segunda Guerra Mundial y que vio en el consenso y en el diálogo un instrumento esencial para resolver las divergencias. Ya en 1949, en Europa occidental, con la creación del Consejo de Europa y la sucesiva adopción de la Convención europea de los derechos humanos, se pusieron las bases del proceso de integración europea, que vieron en la Declaración del entonces Ministro de Asuntos Exteriores francés, Robert Schuman, del 9 de mayo de 1950, un pilar fundamental. Schuman afirma que «la paz mundial no puede salvaguardarse sin unos esfuerzos creativos equiparables a los peligros que la amenazan». En los Padres fundadores de la Europa moderna había una consciencia de que el continente se podría reponer de las heridas de la guerra y de las nuevas divisiones que surgían sólo en un proceso gradual de comunión de ideales y de recursos. Desde los primeros años, la Santa Sede viene observando con interés el proyecto europeo, cuando se celebra este año el 50 aniversario de la presencia de la Santa Sede como Observador ante el Consejo de Europa, así como el establecimiento de relaciones diplomáticas con las entonces denominadas Comunidades Europeas. Se trata de un interés que busca subrayar una idea de construcción inclusiva, que está animada por un espíritu participativo y solidario, capaz de hacer de Europa un ejemplo de acogida y de equidad social en el signo de aquellos valores comunes que la sostienen. El proyecto europeo continúa siendo una garantía fundamental de desarrollo para quien forma parte de él desde hace tiempo y una oportunidad de paz, después de turbulentos conflictos y lesiones, para aquellos países que aspiran a participar. Que Europa no pierda, por tanto, el sentido de solidaridad que desde hace siglos la ha caracterizado, incluso en los momentos más difíciles de su historia. Que no pierda aquel espíritu que hunde sus raíces, entre otros, en la pietas romana y en la caritas cristiana, que tan bien describen el ánimo de los pueblos europeos. El incendio de la catedral de Notre Dame en París demostró qué frágil y fácil es destruir lo que parece más sólido. Los daños sufridos por un edificio, no sólo querido por los católicos sino significativo para toda Francia y la humanidad entera, despertó el tema de los valores históricos y culturales de Europa y de las raíces sobre las que se funda. En un contexto en el que faltan valores de referencia, es más fácil encontrar elementos de división que de cohesión. El 30 aniversario de la caída del Muro de Berlín puso ante nuestra mirada uno de los símbolos más desgarradores de la historia reciente del continente, recordándonos la facilidad de levantar barreras. El Muro de Berlín representa una cultura de la división que aleja a las personas unas de otras y abre el camino al extremismo y a la violencia. Lo vemos cada vez más en el lenguaje de odio difusamente usado en internet y en los medios de comunicación social. A las barreras del odio, nosotros preferimos los puentes de la reconciliación y de la solidaridad, a lo que aleja escogemos lo que acerca, conscientes de que «no hay paz estable […] si al mismo tiempo no cesan el odio y la enemistad mediante una reconciliación basada en la mutua caridad»[18], como escribió hace cien años mi predecesor Benedicto XV. Queridos Embajadores: Durante el itinerario de mi viaje en África, pude ver signos de paz y de reconciliación, donde aparece evidente la alegría de quien, unido a los demás, se siente pueblo y afronta las fatigas cotidianas con espíritu generoso. Experimenté la esperanza concreta a través de numerosos gestos alentadores, a partir de los ulteriores progresos realizados en Mozambique, con la firma del Acuerdo para el cese definitivo de las hostilidades, el día 1 del pasado mes de agosto. En Madagascar, pude constatar que es posible construir seguridad donde había precariedad, ver esperanza donde se veía sólo fatalidad, vislumbrar vida donde tantos anunciaban muerte y destrucción[19]. Para ese fin son esenciales la familia y el sentido de comunidad que consiente establecer la confianza fundamental que está en la base de toda relación humana. En Mauricio, experimenté cómo «las diferentes religiones, con sus respectivas identidades, trabajan mancomunadamente para contribuir a la paz social y recordar el valor trascendente de la vida contra todo tipo de reduccionismo»[20]. Confío que el entusiasmo que pude comprobar en el curso de este viaje siga concretizándose en gestos de acogida y en proyectos capaces de promover la justicia social, evitando dinámicas de bloqueo. Sin embargo, ampliando la mirada hacia otras partes del continente, duele constatar cómo continúan episodios de violencia contra personas inocentes, entre los que se cuentan muchos cristianos perseguidos y asesinados por su fidelidad al Evangelio, en particular en Burkina Faso, Malí, Níger y Nigeria. Exhorto a la Comunidad internacional a sostener los esfuerzos que estos países realizan en la lucha contra el terrorismo, que está ensangrentando cada vez más zonas enteras de África, así como otras regiones del mundo. A la luz de estos eventos, es necesario que se realicen estrategias que asuman intervenciones no sólo en el ámbito de la seguridad, sino también en la reducción de la pobreza, en la mejora del sistema sanitario, en el desarrollo y en la asistencia humanitaria, en la promoción del buen gobierno y de los derechos civiles. Son estos los pilares de un auténtico desarrollo social. Del mismo modo, es necesario animar las iniciativas que promueven la fraternidad entre todas las expresiones culturales, étnicas y religiosas del territorio, especialmente en el Cuerno de África, en Camerún, así como en la República Democrática del Congo, donde persiste la violencia especialmente en las regiones orientales del país. Las fricciones y las emergencias humanitarias, agravadas por las perturbaciones del clima, aumentan el número de desplazados y repercuten sobre personas que ya viven en un estado de pobreza extrema. Muchos países golpeados por estas situaciones carecen de estructuras adecuadas que permitan hacer frente a las necesidades de los desplazados. A este respecto, quisiera destacar que, lamentablemente, no existe todavía una respuesta internacional coherente para afrontar el fenómeno del desplazamiento interno, debido en gran parte a que el mismo no tiene una definición internacional concordada, puesto que acontece dentro de los límites nacionales. Como consecuencia, los desplazados internos no siempre reciben la protección que merecen y dependen de la capacidad de respuesta y de las políticas del Estado en el que se encuentran. Recientemente, fue puesto en marcha el trabajo del Panel de Alto Nivel de las Naciones Unidas sobre desplazamiento interno, que espero pueda favorecer la atención y el respaldo global de los desplazados con el desarrollo de orientaciones concretas. En tal prospectiva, miro también a Sudán, con el deseo de que sus ciudadanos puedan vivir en paz y en prosperidad, y colaborar con el crecimiento democrático y económico del país; a la República Centroafricana, donde, en el pasado mes de febrero, se firmó un Acuerdo global para poner fin a más de cinco años de guerra civil; y a Sudán del Sur, que espero poder visitar durante este año y al que dediqué un día de retiro el pasado mes de abril con la presencia de los líderes del país y la preciosa contribución del Arzobispo de Canterbury, Su Excelencia Justin Welby, y del exModerador de la Iglesia presbiteriana de Escocia, el Reverendo John Chalmers. Confío que, con la ayuda de la Comunidad internacional, quienes tienen responsabilidades políticas continúen el diálogo para llevar a cabo los acuerdos alcanzados. El último viaje de este año que acaba de concluir fue en Asia oriental. En Tailandia pude constatar la armonía que aportan los numerosos grupos étnicos que constituyen el país, con su diversidad filosófica, cultural y religiosa. Se trata de una llamada importante en el actual contexto de globalización que tiende a aplanar las diferencias y considerarlas primariamente en términos económico-financieros, con el riesgo de cancelar las notas esenciales que caracterizan los diferentes pueblos. Finalmente, en Japón pude constatar el dolor y el horror que somos capaces de infringirnos como seres humanos[21]. Escuchando los testimonios de algunos Hibakusha, los sobrevivientes de los bombardeos atómicos de Hiroshima y Nagasaki, me pareció evidente que no se puede construir una verdadera paz sobre la amenaza de una posible aniquilación total de la humanidad provocada por las armas nucleares. Los Hibakusha «mantienen hoy viva la llama de la conciencia colectiva, testificando a las generaciones venideras el horror de lo que sucedió en agosto de 1945 y el sufrimiento indescriptible que continúa hasta nuestros días. Su testimonio despierta y preserva de esta manera el recuerdo de las víctimas, para que la conciencia humana se fortalezca cada vez más contra todo deseo de dominación y destrucción»[22], especialmente la ocasionada por artefactos con tan alto potencial destructivo, como las armas nucleares. Estas no sólo favorecen un clima de miedo, desconfianza y hostilidad, sino que destruyen la esperanza. Su uso es inmoral, «un crimen, no sólo contra el hombre y su dignidad sino contra toda posibilidad de futuro en nuestra casa común»[23]. Un mundo «sin armas nucleares es posible y necesario»[24], y es preciso que quienes tienen responsabilidades políticas tomen plena conciencia de esto, porque no es la posesión disuasiva de potentes medios de destrucción de masa lo que hace al mundo más seguro, sino más bien el trabajo paciente de todas las personas de buena voluntad que se dedican concretamente, cada cual en su propio ámbito, a edificar un mundo de paz, solidaridad y respeto recíproco. El año 2020 ofrece una oportunidad importante en esta dirección, porque desde el 27 de abril al 22 de mayo se desarrollará en Nueva York la X Conferencia de las Partes encargada del Examen del Tratado sobre la No Proliferación de las Armas Nucleares. Deseo vivamente que en esa ocasión la Comunidad internacional consiga encontrar un consenso final y proactivo sobre las modalidades de actuación de este instrumento jurídico internacional, que se percibe aún más importante en un momento como el actual. Al terminar la revisión de los lugares en los que estuve a lo largo del año apenas concluido, quiero dirigir un pensamiento particular a un país que no he visitado: Australia, azotado fuertemente durante los últimos meses por incendios persistentes, cuyos efectos han alcanzado también otras regiones de Oceanía. Al pueblo australiano, especialmente a las víctimas y a quienes se encuentran en las regiones afectadas por el fuego, deseo asegurar mi cercanía y mi oración. Excelencias, señoras y señores: Este año, la Comunidad internacional recuerda el 75 aniversario de la fundación de las Naciones Unidas. A continuación de las tragedias experimentadas en las dos guerras mundiales, con la Carta de las Naciones Unidas, firmada el 26 de junio de 1945, cuarenta y seis países dieron vida a una nueva forma de colaboración multilateral. Las cuatro finalidades de la Organización, delineadas en el artículo 1 de la Carta, permanecen todavía válidas hoy y podemos decir que el compromiso de las Naciones Unidas en estos 75 años ha sido en gran parte un éxito, especialmente al evitar otra guerra mundial. Los principios fundacionales de la Organización —el deseo de la paz, la búsqueda de la justicia, el respeto de la dignidad de la persona, la cooperación humanitaria y la asistencia— expresan las justas aspiraciones del espíritu humano y constituyen los ideales que deberían regir las relaciones internacionales. En este aniversario, queremos reafirmar el propósito de toda la familia humana a trabajar por el bien común, como criterio de orientación de la acción moral y prospectiva que debe comprometer a cada país en la colaboración para garantizar la existencia y la seguridad de la paz en cada Estado, con un espíritu de igual dignidad y de efectiva solidaridad, en el ámbito de un ordenamiento jurídico fundado sobre la justicia y sobre la búsqueda de compromisos justos[25]. Una acción semejante será tanto más eficaz cuanto más se busque superar ese enfoque transversal, utilizado en el lenguaje y en los documentos de los organismos internacionales, que busca vincular los derechos fundamentales a las situaciones contingentes, olvidando que están intrínsecamente basados en la naturaleza misma del ser humano. Allí donde al léxico de las Organizaciones internacionales le falta un claro anclaje objetivo, se corre el riesgo de favorecer el alejamiento, en vez del acercamiento de los miembros de la Comunidad internacional, con la consecuente crisis del sistema multilateral, que es observado tristemente por todos. En este contexto, parece urgente retomar el camino hacia una reforma general del sistema multilateral, a partir del sistema onusiano, que lo hace más efectivo, teniendo en cuenta el contexto geopolítico actual. Queridos Embajadores: Al llegar a la conclusión de estas reflexiones, aún deseo mencionar dos aniversarios que se celebran este año, aparentemente ajenos a nuestro encuentro de hoy. El primero es el quinto centenario de la muerte de Rafael Sanzio, el gran artista de Urbino, que murió en Roma el 6 de abril de 1520. A Rafael le debemos un inmenso patrimonio de inestimable belleza. Como el genio del artista sabe componer armónicamente los distintos materiales, colores y sonidos para formar parte de una única obra de arte, así la diplomacia está llamada a armonizar las peculiaridades de los distintos pueblos y estados para edificar un mundo de justicia y de paz, que es el cuadro más bello que quisiéramos poder admirar. Rafael fue un hijo importante de una época, el Renacimiento, que enriqueció a toda la humanidad. Una época con muchas dificultades, pero animada por la confianza y la esperanza. Por medio de este insigne artista, quiero hacer llegar mi más sentida felicitación al pueblo italiano, al que deseo que descubra ese espíritu de apertura al futuro que caracterizó al Renacimiento e hizo posible que esta península sea tan hermosa y rica de arte, historia y cultura. Uno de los sujetos preferidos de la pintura de Rafael era María. A ella dedicó numerosos lienzos que pueden ser hoy admirados en diferentes museos del mundo. La Iglesia católica celebra este año el 70 aniversario de la proclamación de la Asunción de la Virgen María al cielo. Con la mirada en María, deseo dirigir un recuerdo particular a todas las mujeres, 25 años después de la IV Conferencia mundial de las Naciones Unidas sobre la mujer, que se celebró en Pekín en 1995, deseando que en todo el mundo se reconozca siempre más el precioso papel de las mujeres en la sociedad y cese cualquier forma de injusticia, desigualdad y violencia contra ellas. « Toda violencia infligida a la mujer es una profanación de Dios»[26]. Ejercer violencia contra una mujer o explotarla no es un simple delito, es un crimen que destruye la armonía, la poesía y la belleza que Dios quiso dar al mundo[27]. La Asunción de María nos invita también a mirar más allá, al cumplimiento de nuestro camino terreno, al día en el que la justicia y la paz serán plenamente restablecidas. Nos sentimos así animados, a través de la diplomacia, que es nuestro intento humano, imperfecto, pero siempre precioso, a trabajar con tesón para anticipar los frutos de este deseo de paz, sabiendo que la meta es posible. Con este compromiso, renuevo a todos vosotros, queridos Embajadores y distinguidos huéspedes que se os habéis reunido hoy aquí, y a vuestros países, mis mejores deseos para un nuevo año rico de esperanza y de bendiciones. Gracias.
[1] Cf. Mensaje para la LIII Jornada Mundial de la Paz, 8 diciembre 2019, 1.
[2] Ibíd.
[3] Cf. Encuentro con las Autoridades, el Cuerpo Diplomático y representantes de la sociedad, Panamá, 24 enero 2019.
[4] Cf. Motu proprio Vos estis lux mundi, 7 mayo 2019.
[5] Mensaje para el Lanzamiento del Pacto Educativo, 12 septiembre 2019.
[6] Cf. ibíd.
[7] Ángelus, Les Combes, 17 julio 2005.
[8] Cf. Carta enc. Laudato si’, 24 mayo 2015, 13.
[9] Mensaje para la LIII Jornada Mundial de la Paz, 8 diciembre 2019, 4.
[10] Asamblea especial para la región amazónica del Sínodo de los Obispos, Amazonia: Nuevos caminos para la Iglesia
y para una ecología integral. Documento final, 2.
[11] Documento sobre la fraternidad humana por la paz mundial y la convivencia común, Abu Dabi, 4 febrero 2019.
[12] Ibíd.
[13] Cf. ibíd.
[14] Llamamiento de Su Majestad el Rey Mohamed VI y de Su Santidad el Papa Francisco sobre Jerusalén / Al Qods
Ciudad Santa y Lugar de Encuentro, Rabat, 30 marzo 2019.
[15] Cf. ibíd.
[16] Ángelus, 5 enero 2020.
[17] Cf. Discurso al Parlamento Europeo, Estrasburgo, 25 noviembre 2014.
[18] Benedicto XV, Carta enc. Pacem, Dei munus pulcherrimum, 23 mayo 1920.
[19] Cf. Saludo en la Ciudad de la Amistad de Akamasoa, Antananarivo, 8 septiembre 2019.
[20] Discurso ante las Autoridades, los representantes de la sociedad civil y el Cuerpo Diplomático, Port Louis, 9
septiembre 2019.
[21] Cf. Mensaje sobre las armas nucleares, Nagasaki, 24 noviembre 2019.
[22] Mensaje para la LIII Jornada Mundial de la Paz, 8 diciembre 2019, 2.
[23] Discurso en el Encuentro por la paz, Hiroshima, 24 noviembre 2019.
[24] Mensaje sobre las armas nucleares, Nagasaki, 24 noviembre 2019.
[25] Cf. San Juan XXIII, Carta enc. Pacem in terris, 11 abril 1963, 54.
[26] Homilía en la Solemnidad de María Santísima Madre de Dios y en la 53 Jornada Mundial de la Paz, 1 enero 2020.
[27] Cf. La mujer es la armonía del mundo. Meditación en la Capilla de la Domus Sanctæ Marthæ, 9 febrero 2017.
Traduzione in lingua portoghese 
Excelências, Senhoras e Senhores! Um novo ano se abre diante de nós e, como o vagido dum bebé recém-nascido, convida-nos à alegria e a assumir uma atitude de esperança. Gostaria que esta palavra (esperança) – para os cristãos, é uma virtude fundamental – animasse o olhar com que sondamos o tempo que está diante de nós. Obviamente, esperar exige realismo. Exige que se tenha consciência das numerosas questões que afligem os nossos dias e dos desafios à nossa frente. Exige que se chamem os problemas pelo nome e se tenha a coragem de enfrentá-los. Exige não esquecer que a comunidade humana traz consigo os sinais e feridas das guerras que têm vindo a suceder-se com crescente capacidade destruidora ao longo do tempo e não cessam de atingir especialmente os mais pobres e os mais frágeis.[1] Infelizmente, o novo ano aparece-nos constelado não tanto de sinais encorajadores, como sobretudo duma intensificação de tensões e violências. É precisamente à luz destas circunstâncias que não podemos cessar de esperar. E esperar exige coragem. Exige que se tenha consciência de que o mal, o sofrimento e a morte não prevalecerão e que mesmo as questões mais complexas podem e devem ser enfrentadas e resolvidas. A esperança «é a virtude que nos coloca a caminho, dá asas para continuar, mesmo quando os obstáculos parecem intransponíveis».[2] Com este espírito, vos recebo hoje, queridos Embaixadores, para vos formular os meus votos para o novo ano. Agradeço de modo especial ao Decano do Corpo Diplomático, o senhor George Poulides, Embaixador de Chipre, as expressões cordiais que me dirigiu em vosso nome; e sinto-me grato a todos vós pela presença, tão numerosa e significativa, e pelo empenho com que vos dedicais diariamente à consolidação das relações que ligam a Santa Sé aos vossos países e organizações internacionais a bem duma pacífica convivência entre os povos. Com efeito, a paz e o desenvolvimento humano integral são o objetivo principal da Santa Sé no campo do seu empenho diplomático. Para tal objetivo tendem os esforços da Secretaria de Estado e dos dicastérios da Cúria Romana, bem como os esforços dos Representantes Pontifícios a quem agradeço a dedicação com que cumprem a dupla missão que lhes foi confiada de representar o Papa, quer junto das Igrejas locais quer junto dos vossos governos. Nesta perspetiva, situam-se também os Acordos de caráter geral, assinados ou ratificados durante o ano passado com a República do Congo, a República Centro-Africana, o Burkina Faso e Angola, bem como o Acordo entre a Santa Sé e a República Italiana para a aplicação da Convenção de Lisboa sobre o reconhecimento dos títulos de estudo relativos ao Ensino Superior na Europa. As próprias viagens apostólicas, além de ser uma via privilegiada pela qual o Sucessor do Apóstolo Pedro confirma os irmãos na fé, tornam-se ocasião para favorecer o diálogo a nível político e religioso. Em 2019, tive oportunidade de visitar várias realidades significativas. Gostaria de as repassar convosco, aproveitando o ensejo para uma visão mais ampla dalgumas questões problemáticas do nosso tempo. No início do ano passado, por ocasião da XXXIV Jornada Mundial da Juventude, encontrei no Panamá jovens provenientes dos cinco continentes, cheios de sonhos e esperanças, lá congregados para rezar e reavivar o desejo e o compromisso de criar um mundo mais humano.[3] Poder encontrar os jovens é sempre uma alegria e uma grande oportunidade; são o futuro e a esperança das nossas sociedades. E todavia, como é tristemente sabido, não poucos adultos, incluindo vários membros do clero, tornaram-se responsáveis de delitos gravíssimos contra a dignidade dos jovens, crianças e adolescentes, violando a sua inocência e intimidade. Trata-se de crimes que ofendem a Deus, causam danos físicos, psicológicos e espirituais às vítimas e lesam a vida de comunidades inteiras.[4] Na sequência do encontro com os Episcopados de todo o mundo, que convoquei no Vaticano em fevereiro passado, a Santa Sé renova o seu empenho para que se descubram os abusos cometidos e se garanta a proteção dos menores, através duma ampla gama de normas que permitam enfrentar tais casos no contexto do direito canónico e através da colaboração com as autoridades civis, a nível local e internacional. Perante feridas tão graves, torna-se ainda mais urgente que os adultos não abdiquem da tarefa educativa que lhes cabe; antes pelo contrário, assumam tal compromisso com maior zelo para levar os jovens à maturidade espiritual, humana e social. Por esta razão, pretendo promover um evento mundial, no próximo dia 14 de maio, que terá como tema Reconstruir o pacto educativo global. Trata-se dum encontro que visa «reavivar o compromisso em prol e com as gerações jovens, renovando a paixão por uma educação mais aberta e inclusiva, capaz de escuta paciente, diálogo construtivo e mútua compreensão. Nunca, como agora, houve necessidade de unir esforços numa ampla aliança educativa para formar pessoas maduras, capazes de superar fragmentações e contrastes e reconstruir o tecido das relações em ordem a uma humanidade mais fraterna».[5] Qualquer mudança epocal, como a que estamos a atravessar, requer um caminho educativo, a constituição de uma aldeia da educação,[6] que gere uma rede de relações humanas e abertas. Uma tal aldeia deve colocar no centro a pessoa, favorecer a criatividade e a responsabilidade por uma projetação a longo prazo e formar pessoas disponíveis para servir a comunidade. Precisamos, pois, dum conceito de educação que englobe a ampla gama de experiências de vida e processos de aprendizagem e que permita aos jovens, individual e coletivamente, desenvolver a sua personalidade. A educação não se esgota nos tempos de lição das escolas ou das universidades, mas é garantida principalmente respeitando e reforçando o direito primário da família a educar e o direito das Igrejas e das agregações sociais a apoiar e colaborar com as famílias na educação dos filhos. Educar exige entrar num diálogo leal com os jovens. São eles os primeiros a recordar-nos a urgência daquela solidariedade intergeracional que, infelizmente, tem vindo a faltar nos últimos anos. De facto, em muitas partes do mundo, verifica-se uma tendência a fechar-se em si mesmo, proteger os direitos e privilégios adquiridos; conceber o mundo dentro dum horizonte limitado, que trata com indiferença os idosos e sobretudo já não oferece espaço à vida nascente. Uma representação triste e emblemática disto mesmo é o envelhecimento geral de parte da população mundial, especialmente no Ocidente. Se, por um lado, não devemos esquecer que os jovens esperam a palavra e o exemplo dos adultos, por outro, devemos ter em mente que aqueles têm muito para oferecer com o seu entusiasmo, o seu empenhamento e sede de verdade, pela qual nos recordam constantemente o facto de que a esperança não é uma utopia, e a paz é um bem sempre possível. Vimo-lo no modo como muitos jovens se estão empenhando por sensibilizar os líderes políticos para a questão das alterações climáticas. O cuidado da nossa casa comum deve ser uma preocupação de todos, e não objeto de contraposição ideológica entre diferentes visões da realidade e, menos ainda, entre as gerações, pois «no contato com a natureza – como recordava Bento XVI –, a pessoa reencontra a sua justa dimensão, redescobre-se criatura, pequena mas ao mesmo tempo única, “capaz de Deus”, porque interiormente aberta ao Infinito».[7] Por isso, a salvaguarda do lugar que nos foi dado pelo Criador para viver não pode ser negligenciada nem reduzida a uma problemática de elite. Os jovens dizem-nos que não pode ser assim, porque existe um desafio urgente, a todos os níveis, de proteger a nossa casa comum e «de unir toda a família humana na busca de um desenvolvimento sustentável e integral».[8] Recordam-nos a urgência duma conversão ecológica, que «deve ser entendida de maneira integral, como uma transformação das relações que mantemos com as nossas irmãs e irmãos, com os outros seres vivos, com a criação na sua riquíssima variedade, com o Criador que é origem de toda a vida».[9] Infelizmente, a urgência desta conversão ecológica parece não ser sentida pela política internacional, cuja resposta às problemáticas colocadas por questões globais como a das alterações climáticas é ainda muito fraca e fonte de grande preocupação. A XXV Sessão da Conferência dos Estados Parceiros da Convenção-Quadro das Nações Unidas sobre a Mudança do Clima (COP25), que se realizou em Madrid no passado mês de dezembro, constitui um sério toque de alarme sobre a vontade que tem a Comunidade Internacional de enfrentar, com sabedoria e eficácia, o fenómeno do aquecimento global, que requer uma resposta coletiva, capaz de fazer prevalecer o bem comum sobre os interesses particulares. Estas considerações movem a nossa atenção para a América Latina, em particular para a Assembleia Especial do Sínodo dos Bispos para a região amazónica, realizada no Vaticano em outubro passado. O Sínodo foi um evento essencialmente eclesial, motivado pela vontade de colocar-se à escuta das esperanças e desafios da Igreja na Amazónia e de abrir novos caminhos para o anúncio do Evangelho ao Povo de Deus, especialmente às populações indígenas. Todavia a Assembleia Sinodal não podia eximir-se de abordar outras temáticas – a começar pela ecologia integral – que dizem respeito à própria vida daquela região tão vasta e importante para todo o mundo, uma vez que «a floresta amazónica é um “coração biológico” para a terra cada vez mais ameaçada».[10] Além da situação na região amazónica, preocupa a multiplicação de crises políticas num número crescente de países do continente americano, com tensões e insólitas formas de violência que agravam os conflitos sociais e geram graves consequências socioeconómicas e humanitárias. As polarizações cada vez mais fortes não ajudam a resolver os problemas reais e urgentes dos cidadãos, especialmente dos mais pobres e vulneráveis, e menos ainda o consegue a violência, que por nenhuma razão pode ser adotada como instrumento para enfrentar as questões políticas e sociais. Gostaria aqui de lembrar especialmente a Venezuela, para que não esmoreça o empenho na busca de soluções. Em geral, os conflitos da região americana, embora possuindo raízes diferentes, são irmanados pelas profundas desigualdades, as injustiças e uma endémica corrupção, bem como pelas várias formas de pobreza que ofendem a dignidade das pessoas. Por isso, os líderes políticos BOLLETTINO N. 0016 - 09.01.2020 37 esforcem-se por restabelecer, urgentemente, uma cultura do diálogo em prol do bem comum e por fortalecer as instituições democráticas e promover o respeito pelo estado de direito, a fim de prevenir deslizes antidemocráticos, populistas e extremistas. Na segunda viagem de 2019, fui aos Emirados Árabes Unidos: era a primeira visita dum Sucessor de Pedro à Península Arábica. Em Abu Dhabi, assinei juntamente com o Grande Imã de Al-Azhar, Ahmad al-Tayyeb, o Documento sobre a Fraternidade Humana em prol da paz mundial e da convivência comum. Trata-se de um texto importante, que visa favorecer a mútua compreensão entre cristãos e muçulmanos e a convivência em sociedades que se vão tornando cada vez mais multiétnicas e multiculturais, pois, ao condenar firmemente o uso do «nome de Deus para justificar atos de homicídio, de exílio, de terrorismo e de opressão»,[11] recorda a importância do conceito de cidadania, que se «baseia na igualdade dos direitos e dos deveres, sob cuja sombra todos gozam da justiça».[12] Isto exige que seja respeitada a liberdade religiosa e se trabalhe para renunciar ao uso discriminatório do termo «minorias», que traz consigo as sementes da sensação de isolamento e inferioridade e prepara o terreno para as hostilidades e a discórdia, discriminando os cidadãos com base na sua pertença religiosa.[13] Para isso, é particularmente importante formar as gerações futuras no diálogo inter-religioso, como via mestra para o conhecimento, a compreensão e o apoio mútuo entre membros de diferentes religiões. Paz e esperança estiveram também no centro da minha visita a Marrocos, onde, com Sua Majestade o Rei Mohammed VI, assinei um apelo conjunto sobre Jerusalém, «reconhecendo a singularidade e sacralidade de Jerusalém / Al Qods Acharif e tendo a peito o seu significado espiritual e a sua vocação peculiar de Cidade da Paz».[14] E falando de Jerusalém – cidade amada pelos fiéis das três religiões monoteístas, chamada a ser lugar-símbolo de encontro e coexistência pacífica onde se cultive o respeito mútuo e o diálogo[15] –, naturalmente o meu pensamento alargase a toda a Terra Santa para lembrar à Comunidade Internacional inteira a urgência de confirmar, com coragem, sinceridade e no respeito pelo direito internacional, o seu compromisso e apoio ao processo de paz entre Israel e a Palestina. E há grande urgência dum empenho mais assíduo e eficaz da Comunidade Internacional também noutros pontos da região mediterrânica e do Médio Oriente. Refiro-me, antes de mais nada, à cortina de silêncio que corre o risco de encobrir a guerra que devastou a Síria durante a última década. É particularmente urgente encontrar soluções adequadas e clarividentes que permitam ao querido povo sírio, exausto da guerra, encontrar a paz e começar a reconstrução do país. A Santa Sé olha, favoravelmente, toda a iniciativa destinada a lançar as bases para a resolução do conflito e expressa mais uma vez a sua gratidão à Jordânia e ao Líbano por terem recebido milhares de refugiados sírios, ocupando-se deles com não poucos sacrifícios. Infelizmente, para além das canseiras provocadas pela receção, há outros fatores de incerteza económica e política – no Líbano e noutros Estados – que estão a causar tensões entre a população, colocando ainda mais em risco a frágil estabilidade do Médio Oriente. Particularmente preocupantes são os sinais que chegam de toda a região, após a recrudescência da tensão entre o Irão e os Estados Unidos que se arrisca, antes de tudo, a colocar a dura prova o lento processo de reconstrução do Iraque, bem como a criar as bases dum conflito de mais vasta escala que todos quereríamos poder esconjurar. Por isso, renovo o meu apelo a todas as partes interessadas para que evitem um agravamento do conflito e mantenham «acesa a chama do diálogo e do autocontrole»,[16] no pleno respeito da legalidade internacional. Penso ainda no Iémen, que vive uma das mais graves crises humanitárias da história recente, num clima de indiferença geral da Comunidade Internacional, e na Líbia, que há muitos anos vive uma situação conflituosa, agravada pelas incursões de grupos extremistas e por uma nova escalada de violência nos últimos dias. Este contexto é terreno fértil para o flagelo da exploração e tráfico de seres humanos, alimentado por pessoas sem escrúpulos que exploram a pobreza e o sofrimento daqueles que fogem de situações de conflito ou de pobreza extrema. Muitos deles acabam presa de verdadeiras e próprias máfias que os detêm em condições desumanas e degradantes, sujeitando-os a torturas, violências sexuais, extorsões. Em geral, é preciso salientar que no mundo existem vários milhares de pessoas, com necessidades humanitárias e legítimos pedidos de asilo e proteção verificáveis, que não são adequadamente identificadas. Muitos arriscam a vida em perigosas viagens por terra e sobretudo por mar. Com mágoa, continua-se a constatar como o Mar Mediterrâneo permanece um grande cemitério.[17] Por isso, é cada vez mais urgente que todos os Estados se responsabilizem por encontrar soluções duradouras. Por seu lado, a Santa Sé olha com grande esperança para os esforços feitos por numerosos países para compartilhar o peso da reinstalação e proporcionar aos deslocados, especialmente por emergências humanitárias, um lugar seguro onde viver, uma educação e também a possibilidade de trabalhar e voltar para as suas famílias. Queridos Embaixadores! Nas viagens do ano passado, tive oportunidade de deslocar-me também a três países da Europa oriental, visitando primeiro a Bulgária e a Macedónia do Norte e, depois, a Roménia. Tratase de três países diferentes entre si, mas irmanados pelo facto de terem sido, ao longo dos séculos, ponte entre o Oriente e o Ocidente e encruzilhada de diferentes culturas, etnias e civilizações. Ao visitá-los, pude experimentar mais uma vez como são importantes o diálogo e a cultura do encontro para construir sociedades pacíficas, onde cada um possa expressar livremente a própria pertença étnica e religiosa. Permanecendo no contexto europeu, gostaria de recordar a importância de sustentar o diálogo e o respeito da legalidade internacional para resolver os «conflitos congelados» que persistem no continente, alguns deles há já decénios, e que exigem uma solução, a começar pelas situações relativas aos Balcãs ocidentais e ao Cáucaso meridional, nomeadamente a Geórgia. Além disso gostaria de expressar aqui o encorajamento da Santa Sé às negociações para a reunificação de Chipre, o que aumentaria a cooperação regional, favorecendo a estabilidade de toda a região mediterrânea, bem como manifestar apreço pelas tentativas tendentes a resolver o conflito na parte oriental da Ucrânia e pôr termo aos sofrimentos da população. O diálogo – e não as armas – é o instrumento essencial para resolver as disputas. A propósito, desejo mencionar aqui a contribuição oferecida, por exemplo na Ucrânia, pela Organização para a Segurança e a Cooperação na Europa (OSCE), especialmente neste ano em que ocorre o 45º aniversário da Ata Final de Helsínquia, que concluiu a Conferência sobre a Segurança e a Cooperação na Europa (CSCE), iniciada em 1973 para favorecer a distensão e a colaboração entre os países da Europa ocidental e os da Europa oriental, quando o continente ainda estava dividido pela cortina de ferro. Foi uma etapa importante dum processo iniciado sobre os escombros da II Guerra Mundial e que viu o consenso e o diálogo como um instrumento essencial para resolver as disputas. Já em 1949 na Europa ocidental, com a criação do Conselho da Europa e sucessiva adoção da Convenção Europeia dos Direitos do Homem, lançaram-se as bases do processo de integração europeia, que encontraram um pilar fundamental na Declaração de 9 de maio de 1950 do Ministro francês dos Negócios Estrangeiros de então, Robert Schuman. Afirmava ele que «a paz só pode ser salvaguardada através de esforços criativos, proporcionais aos perigos que a ameaçam». Nos Pais fundadores da Europa moderna, havia a consciência de que o continente só poderia recuperar das lacerações da guerra e das novas divisões que sobrevieram através dum processo gradual de partilha de ideais e recursos. Desde os primeiros anos, a Santa Sé olhou com interesse o projeto europeu, recorrendo este ano o cinquentenário da presença da Santa Sé como Observador no Conselho da Europa, bem como o estabelecimento das relações diplomáticas com as Comunidades Europeias de então. O referido interesse pretende sublinhar uma ideia de construção inclusiva, animada por um espírito participativo e solidário, capaz de fazer da Europa um exemplo de hospitalidade e equidade social sob o signo dos valores comuns que estão na sua base. O projeto europeu continua a ser uma garantia fundamental de desenvolvimento para quem faz parte dele há algum tempo e uma oportunidade de paz, depois de turbulentos conflitos e lacerações, para os países que desejam participar. Por isso, a Europa não perca o sentido de solidariedade que, há séculos, a carateriza, mesmo nos momentos mais difíceis da sua história. Não perca aquele espírito, cujas raízes brotam, para além do mais, da pietas romana e da caritas cristã, que descrevem bem a alma dos povos europeus. O incêndio da Catedral de Notre Dame em Paris mostrou como é frágil e fácil de destruir até o que parece sólido. Os danos sofridos por um edifício, caro não apenas aos católicos mas significativo para toda a França e a humanidade inteira, trouxeram à ribalta o tema dos valores históricos e culturais da Europa e das raízes nas quais a mesma se fundamenta. Num contexto onde faltam valores de referência, torna-se mais fácil encontrar elementos de divisão que de coesão. O trigésimo aniversário da queda do Muro de Berlim colocou-nos diante dos olhos um dos símbolos mais dilacerantes da história recente do continente, lembrando-nos como é fácil erguer barreiras. O Muro de Berlim permanece emblemático duma cultura da divisão que afasta as pessoas umas das outras e abre caminho ao extremismo e à violência. Vemo-lo sempre mais na linguagem de ódio amplamente usada na internet e nos meios de comunicação social. Às barreiras do ódio, preferimos as pontes da reconciliação e da solidariedade; àquilo que afasta, preferimos o que aproxima, cientes de que «nenhuma paz – como escreveu há cem anos o meu predecessor Bento XV – se [pode] consolidar (...) se, ao mesmo tempo, não se aplacarem os ódios e os rancores por meio duma reconciliação fundada na mútua caridade».[18] Queridos Embaixadores! Sinais de paz e reconciliação, pude ver durante a viagem à África, onde é evidente a alegria de quem juntamente se sente povo e enfrenta as canseiras diárias com espírito de partilha. Experimentei a concretização da esperança através de numerosos gestos encorajadores, a começar pelos renovados progressos realizados em Moçambique, com a assinatura do Acordo para a cessação definitiva das hostilidades no dia 1 de agosto passado. Em Madagáscar, pude constatar que é possível construir segurança onde havia precariedade, ver esperança onde se sentia apenas fatalidade, vislumbrar vida onde muitos anunciavam morte e destruição.[19] Para isso, são essenciais a família e o sentido da comunidade que permite estabelecer aquela confiança fundamental que está na base de todo o relacionamento humano. Nas Ilhas Maurício, observei como trabalham juntas «as várias religiões com as suas respetivas identidades, contribuindo para a paz social e recordando o valor transcendente da vida contra todo o tipo de reducionismo».[20] Confio que o entusiasmo que pude experimentar durante a viagem continue a concretizar-se em gestos de hospitalidade e em projetos capazes de promover a justiça social, evitando dinâmicas de fechamento. Estendendo o olhar para outras partes do continente, dói constatar como continuam – particularmente no Burkina Faso, Mali, Níger e Nigéria – episódios de violência contra pessoas inocentes, entre as quais muitos cristãos perseguidos e mortos pela sua fidelidade ao Evangelho. Exorto a Comunidade Internacional a apoiar os esforços que estes países estão a fazer na luta para derrotar o flagelo do terrorismo, que está a cobrir de sangue partes cada vez mais extensas da África, bem como outras regiões do mundo. À luz destes acontecimentos, é necessário que se implementem estratégias que incluam intervenções não só no campo da segurança, mas também na redução da pobreza, na melhoria do sistema de saúde, no desenvolvimento e na assistência humanitária, na promoção da boa governança e dos direitos civis. Tais são os pilares dum real desenvolvimento social. De igual modo, é preciso encorajar as iniciativas que promovem a fraternidade entre todas as expressões culturais, étnicas e religiosas do território, especialmente no Corno de África, nos Camarões e na República Democrática do Congo, onde persistem violências sobretudo nas regiões orientais do país. Os conflitos e as emergências humanitárias, agravadas pelas convulsões climáticas, aumentam o número dos deslocados e repercutem-se sobre as pessoas que já vivem em grave estado de pobreza. Muitos dos países atingidos por estas situações carecem de estruturas adequadas que permitam atender às necessidades daqueles que foram deslocados. A propósito, gostaria de salientar aqui que, infelizmente, ainda não existe uma resposta internacional coerente para enfrentar o fenómeno do deslocamento interno, porque, em grande parte, o mesmo não possui uma definição internacional concorde, verificando-se dentro das fronteiras nacionais. O resultado é que os deslocados internos nem sempre recebem a proteção que merecem e dependem da capacidade de resposta e das políticas do Estado onde se encontram. Recentemente, iniciou-se o trabalho do Painel de Alto Nível das Nações Unidas sobre Deslocamentos Internos, que espero possa favorecer a atenção e o apoio global aos deslocados, desenvolvendo recomendações concretas. Nesta perspetiva, olho também para o Sudão, almejando que os seus cidadãos possam viver na paz e na prosperidade e colaborar no crescimento democrático e económico do país; para a República Centro-Africana, onde, em fevereiro passado, foi assinado um Acordo global para pôr termo a mais de cinco anos de guerra civil; e para o Sudão do Sul, que espero poder visitar no decurso deste ano e ao qual dediquei um dia de retiro no mês de abril passado com a presença dos líderes do país e a preciosa contribuição do Arcebispo de Cantuária, Sua Graça Justin Welby, e do ex-Moderador da Igreja Presbiteriana da Escócia, o Reverendo John Chalmers. Confio que aqueles que têm responsabilidades políticas continuem o diálogo, com a ajuda da Comunidade Internacional, para implementar os acordos alcançados. A última viagem do ano findo foi ao leste da Ásia. Na Tailândia, pude constatar a harmonia gerada pelos numerosos grupos étnicos que constituem o país, com a sua diversidade filosófica, cultural e religiosa. Trata-se dum apelo importante no contexto atual da globalização, que tende a amolgar as diferenças e considerá-las primariamente em termos económicos e financeiros, com o risco de apagar as notas essenciais que caraterizam os vários povos. Finalmente, no Japão, experimentei o sofrimento e o horror que nós, seres humanos, somos capazes de nos infligir.[21] Ouvindo os testemunhos de alguns hibakusha – os sobreviventes aos bombardeamentos atómicos de Hiroxima e Nagasáqui –, pareceu-me evidente que não se pode construir uma verdadeira paz sobre a ameaça duma possível aniquilação total da humanidade provocada pelas armas nucleares. Os hibakusha «mantêm viva a chama da consciência coletiva, testemunhando às sucessivas gerações o horror daquilo que aconteceu em agosto de 1945 e os sofrimentos indescritíveis que se seguiram até aos dias de hoje. Assim, o seu testemunho aviva e preserva a memória das vítimas, para que a consciência humana se torne cada vez mais forte contra toda a vontade de domínio e destruição»,[22] especialmente a provocada por armas de tão grande força destruidora como as nucleares. Estas não só fomentam um clima de medo, desconfiança e hostilidade, mas destroem também a esperança. O seu uso é imoral, «um crime não só contra o homem e a sua dignidade, mas também contra toda a possibilidade de futuro na nossa casa comum».[23] Um mundo sem armas nucleares «é possível e necessário»,[24] e é tempo que se tornem cientes disto mesmo quantos têm responsabilidades políticas, porque não é a posse dissuasora de poderosos meios de destruição de massa que torna o mundo mais seguro, mas o trabalho paciente de todas as pessoas de boa vontade que se dedicam concretamente, cada uma na sua própria área, a construir um mundo de paz, solidariedade e respeito mútuo. O ano 2020 oferece uma oportunidade importante neste sentido, porque, de 27 de abril a 22 de maio, realizar-se-á em Nova Iorque a X Conferência de Revisão do Tratado de Não Proliferação de Armas Nucleares. Almejo vivamente que a Comunidade Internacional consiga, em tal ocasião, encontrar um consenso final e proativo sobre as modalidades de implementação deste instrumento jurídico internacional, que se revela ainda mais importante num momento como o atual. No termo da resenha dos lugares que pisei durante o ano findo, quero dirigir uma saudação particular a um país que não visitei, ou seja, a Austrália, duramente flagelada nos últimos meses por persistentes incêndios, cujos efeitos se fizeram sentir também noutras regiões da Oceânia. Ao povo australiano, especialmente às vítimas e a quantos vivem nas regiões atingidas pelos fogos, desejo certificá-los da minha proximidade e oração. BOLLETTINO N. 0016 - 09.01.2020 41 Excelências, Senhoras e Senhores! Este ano, a Comunidade Internacional comemora o 75º aniversário de fundação das Nações Unidas. Na sequência das tragédias experimentadas nas duas Guerras Mundiais, quarenta e seis países deram vida – com a Carta das Nações Unidas, assinada em 26 de junho de 1945 – a uma nova forma de colaboração multilateral. As quatro finalidades da Organização, delineadas no artigo 1 da Carta, permanecem válidas ainda hoje e podemos dizer que o serviço das Nações Unidas nestes 75 anos foi, em grande parte, um sucesso, especialmente para evitar outra guerra mundial. Os princípios fundantes da Organização – o desejo de paz, a busca da justiça, o respeito pela dignidade da pessoa, a cooperação humanitária e a assistência – traduzem as justas aspirações do espírito humano e constituem os ideais que deveriam guiar as relações internacionais. Neste aniversário, queremos reafirmar o propósito de toda a família humana trabalhar pelo bem comum, como critério de orientação da ação moral e perspetiva que deve comprometer cada país a colaborar para garantir a existência e a segurança na paz de cada um dos outros Estados, num espírito de igual dignidade e efetiva solidariedade, no contexto dum ordenamento jurídico baseado na justiça e na busca de compromissos équos.[25] Tal ação será tanto mais eficaz quanto mais procurarmos superar aquela surtida transversal, presente na linguagem e nos atos dos organismos internacionais, que visa ligar os direitos fundamentais a situações contingentes, esquecendo que os mesmos estão intrinsecamente fundados na própria natureza do ser humano. Quando começa a faltar, no léxico das organizações internacionais, uma ancoragem clara à realidade objetiva, existe o risco de favorecer, não a aproximação, mas o afastamento dos membros da Comunidade Internacional, com a consequente crise do sistema multilateral que está, tristemente, à vista de todos. Neste contexto, resulta urgente retomar o percurso para uma reforma geral do sistema multilateral, a partir do sistema onusiano, que o torne mais eficaz, tendo na devida consideração o contexto geopolítico atual. Queridos Embaixadores! Chegados à conclusão destas reflexões, desejo mencionar ainda duas efemérides – aparentemente alheias ao nosso encontro hodierno – que terão lugar este ano. A primeira são os 500 anos da morte de Rafael Sanzio, o grande artista de Urbino, que morreu em Roma no dia 6 de abril de 1520. Devemos a Rafael um enorme património de beleza inestimável. Tal como o génio do artista sabe compor de maneira harmoniosa materiais toscos, cores e sons diferentes, tornando-os parte duma única obra de arte, assim também a diplomacia é chamada a harmonizar as peculiaridades dos vários povos e Estados para construir um mundo de justiça e paz, que é o belo quadro que gostaríamos de poder admirar. Rafael foi um filho importante duma época – o Renascimento –, que enriqueceu toda a humanidade; uma época, não isenta de dificuldades, mas animada pela confiança e a esperança. Através deste artista insigne, desejo fazer chegar os mais calorosos votos ao povo italiano, a quem almejo descobrir aquele espírito de abertura ao futuro que caraterizou o Renascimento e que tornou esta península tão bela e rica de arte, história e cultura. Um dos temas preferidos da pintura de Rafael era Maria. A Ela, dedicou numerosas pinturas, que hoje se podem admirar em vários museus do mundo. Para a Igreja Católica, este ano marca o septuagésimo aniversário da proclamação dogmática da Assunção da Virgem Maria ao Céu. Com o olhar posto em Maria, desejo dirigir uma saudação particular a todas as mulheres, 25 anos depois da IV Conferência Mundial das Nações Unidas sobre a Mulher, realizada em Pequim no ano de 1995, com votos de que em todo o mundo se reconheça cada vez mais o precioso papel das mulheres na sociedade e cessem todas as formas de injustiça, desigualdade e violência contra elas. «Toda a violência infligida à mulher é profanação de Deus».[26] A violência exercida contra uma mulher ou a sua exploração não é um simples reato; é um crime que destrói a harmonia, a poesia e a beleza que Deus quis dar ao mundo.[27] A Assunção de Maria convida-nos a olhar ainda mais além, para a conclusão do nosso caminho terreno, para o dia em que serão totalmente restabelecidas a justiça e a paz. Deste modo sentimo-nos encorajados – através da diplomacia, que é a nossa tentativa humana, imperfeita mas sempre preciosa – a trabalhar zelosamente para antecipar os frutos deste desejo de paz, sabendo que a meta é possível. Com este compromisso, renovo a todos vós, queridos Embaixadores e ilustres convidados aqui reunidos, e aos vossos países, os meus votos cordiais de um novo ano cheio de esperança e repleto de bênçãos. Obrigado!
[1] Cf. Francisco, Mensagem para o LIII Dia Mundial da Paz (8/XII/2019), 1.
[2] Ibid., 1.
[3] Cf. Francisco, Encontro com as Autoridades, o Corpo Diplomático e representantes da sociedade civil (Panamá
24/I/2019).
[4] Cf. Francisco, Carta ap. Motu Proprio Vos estis lux mundi (7/V/2019).
[5] Francisco, Mensagem para o lançamento do Pacto Educativo (12/IX/2019).
[6] Cf. ibidem.
[7] Angelus (Les Combes 17/VII/2005).
[8] Francisco, Carta enc. Laudato si’ (24/V/2015), 13.
[9] Francisco, Mensagem para o LIII Dia Mundial da Paz (8/XII/2019), 4.
[10] Sínodo dos Bispos – Assembleia Especial para a Região Pan-Amazónica, Documento final «Amazónia: Novos
Caminhos para a Igreja e para uma Ecologia Integral» (26/X/2019), 2.
[11] Documento sobre a Fraternidade Humana em prol da paz mundial e da convivência comum (Abu Dhabi 4/II/2019).
[12] Ibidem.
[13] Cf. ibidem.
[14] Apelo de Sua Majestade o Rei Mohammed VI e de Sua Santidade Papa Francisco sobre Jerusalém /Al Qods Cidade
Santa e Lugar de Encontro (Rabat 30/III/2019).
[15] Cf. ibidem.
[16] Francisco, Angelus (5/I/2020).
[17] Cf. Francisco, Discurso no Parlamento Europeu (Estrasburgo 25/XI/2014).
[18] Carta enc. Pacem, Dei munus pulcherrimum (23/V/1920).
[19] Cf. Saudação na Cidade da Amizade – Akamasoa (Antananarivo 8/IX/2019).
[20] Francisco, Discurso às Autoridades, aos representantes da sociedade civil e ao Corpo Diplomático (Port Louis
9/IX/2019).
[21] Cf. Discurso sobre as Armas Nucleares (Nagasáqui 24/XI/2019).
[22] Francisco, Mensagem para o LIII Dia Mundial da Paz (8/XII/2019), 2.
[23] Idem, Discurso no Encontro em prol da Paz (Hiroxima 24/XI/2019).
[24] Idem, Discurso sobre as Armas Nucleares (Nagasáqui 24/XI/2019).
[25] Cf. João XXIII, Carta enc. Pacem in terris (11/IV/1963), 54 [118].
[26] Francisco, Homilia na Solenidade de Santa Maria Mãe de Deus e no LIII Dia Mundial da Paz (1/I/2020).
[27] Cf. Francisco, A mulher é a harmonia do mundo. Alocução da Missa matutina na Capela da Domus Sanctæ Marthæ