martedì 27 marzo 2018

Cina
Arrestation d'un évêque chinois reconnu par le Vatican
AFP
Un évêque chinois reconnu par le Vatican a été arrêté lundi soir dans son diocèse, au moment où un accord historique sur la nomination des évêques se profile entre le Saint-Siège et la Chine, rapporte mardi un site spécialisé de l'Eglise.
AsiaNews, publication de l'Institut pontifical des missions étrangères de l'Eglise, affirme mardi que Mgr Vincent Guo Xijin, évêque du diocèse de Mindong (sud-est), a été arrêté en compagnie d'un autre responsable du diocèse.
Un porte-parole du Vatican n'a pas souhaité commenter mardi cette information.
La police locale chinoise interrogée par l'AFP a déclaré ne pas être au courant, tout comme le bureau provincial des questions religieuses.

Mgr Guo, âgé de 59 ans, est un évêque reconnu par le Vatican mais non par les autorités chinoises. Il a été prié récemment par la diplomatie vaticane de céder sa place à un évêque nommé par Pékin, Mgr Vincent Zhan Silu, et d'accepter d'être rétrogradé comme auxiliaire du diocèse, dans le cadre de la préparation d'un accord entre le Vatican et la Chine communiste.
Selon AsiaNews, Mgr Guo aurait été convoqué lundi après-midi par le Bureau des affaires religieuses, puis serait rentré dans sa résidence en début de soirée pour préparer une valise avant d'être emmené vers 22h00 locales.
Selon des fidèles consultés par AsiaNews, la disparition de l'évêque de Mindong s'expliquerait par son refus de concélébrer Pâques avec le prélat qui doit le remplacer. Le site rapporte aussi que ce même évêque avait déjà disparu l'an dernier pendant vingt jours.
Un responsable d'Amnesty International en Chine, Patrick Poon, a estimé que le gouvernement chinois devait communiquer de toute urgence sur le sort de l'évêque. "C'est honteux de harceler un prélat et de l'emmener sans aucune raison légitime. C'est une violation évidente de la liberté religieuse", a-t-il réagi à l'AFP.
Le Vatican se rapproche d'un accord historique avec la Chine communiste sur la question épineuse de la nomination des évêques, avec la décision du Saint-Siège de reconnaître prochainement sept prélats nommés par par le régime de Pékin, avait indiqué début février à l'AFP une source proche du dossier.
Selon des informations du quotidien français La Croix publiées lundi, une délégation chinoise est attendue cette semaine à Rome. L'ancien évêque de Hong Kong, le cardinal Joseph Zen, farouche opposant à un accord, avait même précisé au journal que l'accord historique pourrait être signé ce mardi. Une information toutefois non confirmée mardi par le Vatican.
Les quelque 12 millions de catholiques chinois sont divisés entre une "Association patriotique" dont le clergé est choisi directement par le Parti communiste, enfreignant ainsi la règle d'obédience au pape, et une Eglise non officielle dont les évêques nommés par Rome sont tolérés mais pas reconnus par Pékin. 
AFP